Doit-on faire une croix sur les voyages cet été ?

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Confinement oblige, les vacances de Pâques sont bien tristes cette année. Hélas, pas sûr que nous pourrons nous rattraper cet été et partir à l’étranger.

Avec un confinement durant jusqu’au 19 avril minimum, mais qui pourrait bien s’étendre jusqu’au 3 mai (voir après ?), les vacances de Pâques vont avoir un goût particulier cette année. Pas de ski en Savoie, ni de week-end à la mer du Nord ou dans les Ardennes. Pour tenir, nombreux doivent être ceux qui fantasment donc déjà sur les vacances d’été. Le but ici n’est pas du tout de casser le moral des troupes, mais il se pourrait bien que les grandes vacances 2020 ne soient pas non plus comme vous l’aviez imaginé.

Tout dépendra de l’évolution de la pandémie, et de la manière dont le confinement sera levé. Un déconfinement qui sera probablement progressif (d’abord certains secteurs de l’activité économique, puis les écoles et enfin le secteur horeca ?) et qui devrait aussi varier selon les pays concernés. Rien qu’en Europe, on a pu voir des pays prendre des mesures différentes selon des temporalités différentes ; il est donc fort possible que les mesures soient levées à des moments et selon des modalités également distinctes.

Programmer un voyage cet été

Ceci posé, il est donc illusoire de pouvoir prédire ce qui se passera dans trois mois, la situation pouvant évoluer très rapidement dans un sens ou dans un autre. Pour autant, est-il raisonnable de s’imaginer se prélasser en juillet-août sur les plages espagnoles ou crétoises ? Pour le virologue Pierre Van Damme, c’est clair, il ne faut pas trop faire de plan sur la comète. « Moi je ne réserverais rien, a-t-il expliqué dans HLN. Il faut envisager le fait que beaucoup de pays demanderont encore pendant des mois à leurs citoyens de rester chez eux, pour éviter un effet boule de neige. Les touristes n'ont pas leur place dans ce schéma. » Les autorités sanitaires, une fois le pic de l’épidémie passé, redoutent l’arrivée d’une deuxième ou d’une troisième vague en cas de déconfinement trop brutal. Dans ce cadre, les voyages à l’étranger pourraient constituer des vecteurs de circulation du virus.

Pour le virologue Marc Van Ranst, il va falloir se résoudre à envisager plutôt la Côte ou les Ardennes comme destination cet été : « J'opterais maintenant pour des vacances dans mon propre pays. Ne serait-ce que pour soutenir l'industrie hôtelière. Nous pouvons aussi aller à la mer, si nous gardons suffisamment de distance les uns par rapport aux autres », a-t-il expliqué à HLN.

Et si j’avais déjà prévu mes vacances ?

Pour les prévoyants qui avaient déjà réservé leurs vacances, la question sera donc de savoir s’il y aura lieu de maintenir le voyage. Encore une fois, rien n’est figé. La première chose à faire sera de consulter le site  du SPF Affaires étrangères et les avis de voyage qui y sont donnés. Pour un départ en avion, attendez de voir ce qui sera mis en place par votre compagnie aérienne. À titre d’exemple, Brussels Airlines a renoncé aux frais de changement de réservation pour toutes les nouvelles réservations faites avant le 19 avril 2020, et propose au voyageur de choisir une nouvelle date de voyage.

Si rien n’est mis en place par la compagnie aérienne, sachez que tout dépendra des conditions auxquelles vous avez acheté votre ticket d’avion, et si un échange avec un vol à une autre date  est prévu. Dans le cas contraire, vous ne pourrez pas prétendre à un remboursement. Si la pandémie devait continuer à s’étendre et que la compagnie aérienne annulait le vol, vous seriez par contre en droit d’attendre un remboursement ou à un billet pour une autre date.

À noter qu’avoir souscrit à une assurance annulation ne garantit en rien d’être remboursé. Tout dépendra du contrat signé ; des compagnies d’assurance ne couvrent en effet pas les frais d’annulation en cas d’épidémie.

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