Les hôpitaux belges en ordre de bataille pour contrer le coronavirus

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Le pic de l'épidémie de Covid-19 est attendu pour ces prochains jours. Les services de santé du Royaume sont prêts, mais insistent sur l'importance de respecter les mesures de confiement.

Quelques chiffres, pour commencer. Ce jeudi 19 mars, 1.795 cas de Covid-19 ont été confirmés en Belgique. Ce sont 309 de plus qu'il y a vingt-quatre heures (145 en Flandre, 95 en Wallonie, 48 à Bruxelles et 21 encore à confirmer). Parmi les personnes infectées, 634 sont hospitalisées (soit 187 de plus en vingt-quatre heures), dont 130 en soins intensifs (30 personnes de plus en vingt-quatre heures). Sept personnes sont décédées cette nuit, ce qui fait grimper le nombre de morts dus au Covid-19 dans notre pays à 21. 

L'épidémie s'accélère en Belgique. Les hôpitaux sont sur le pied de guerre. Pour autant, ils sont prêts. Au CHU Saint-Pierre à Bruxelles, on s'apprête d'ailleurs à ouvrir une deuxième unité de soins intensifs dédiée au coronavirus. L'hôpital a aussi fait un appel aux dons pour acheter des respirateurs artificiels. En vue d'une pénurie ? « Ce sont des mesures préventives. On anticipe tant qu'on a le cerveau frais pour le faire. On n'est pas dans la situation de l'Italie, rassure le service de communication. L'appel aux dons, c'est suite aux nombreuses propositions d'aide financière que nous avons reçues. On s'est demandé de quoi nous avions besoin. Nous avons cinq respirateurs en réserve, il nous en faudrait dix de plus ».

Pic de contamination ces prochains jours

Le CHU Saint-Pierre traite 20 patients atteints par le Covid-19 (soit le double de la veille). Trente lits sont actuellement disponibles en soins intensifs, équipés de respirateurs artificiels (il y en a 2.000 au niveau du pays). Le personnel médical (qui, rappelons le, est le plus exposé au virus) travaille d'arrache-pied, mais il n'est pas question de débordement. Même si on anticipe un pic de contamination pour les prochains jours. Un terme qui n'est peut-être pas le plus approprié.

Pour le professeur Emmanuel André, de l'Institut de recherche expérimentale et clinique en bactériologie: « Si nous ne faisions rien, le pic arriverait très vite et serait très élevé. Le but de la gestion et des mesures de confinement est de le retarder et faire en sorte qu'il soit le moins haut possible. Dans les prochains jours, les prochaines semaines peut-être, nous devons arriver à une stabilisation du nombre de personnes aux soins intensifs, ce qui peut faire office de pic. Cest à cela que servent les mesures de confinement. Mais si on les lève trop tôt, il pourrait y avoir une deuxième vague. Il est donc très important de bien suivre ces mesures prises par le gouvernement pour qu'on puisse maîtriser la situation ». Le service médical est prêt, à nous de les aider.

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