« On n’est qu’au démarrage de l’épidémie »

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Selon les experts, le pic épidémique n’est pas encore atteint et les prochaines semaines seront décisives dans la gestion de la crise.

Pour la Chine, le gros de l’orage est passé. La commission nationale chinoise de la santé a en tout cas jugé ce jeudi que le pic de l’épidémie de Covid-19 avait été dépassé, et que le nombre de nouvelles contaminations dans le pays ne cessait de diminuer. Cela n’a pas empêché l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de déclarer la pandémie de Covid-19, c’est-à-dire une épidémie recouvrant une grande partie de la planète. « Nous n’avons jamais vu [jusqu’alors] une pandémie déclenchée par un coronavirus » a annoncé Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Chez nous aussi, le virus progresse. « On n’est qu’au démarrage de l’épidémie » ont prévenu ce vendredi les experts du Conseils National de Sécurité. Au micro de RTL, Philippe Devos, président du syndical médical ABSyM, a jugé que « ça ne va faire qu’augmenter dans les quatre prochaines semaines. Ça va aller crescendo ».

« Ces mesures auront un impact dans les 5 à 10 jours »

À ce jour, la Belgique compte 556 cas confirmés d’infection au Covid-19. 153 nouvelles contaminations sur un total de mille frottis effectués ont été recensées sur les 24 dernières heures. Au centre de crise fédéral, on affirme que c’est « sans doute une sous-estimation du nombre réel ». Les personnes les plus sévèrement malades et le personnel participant à l’effort sanitaire sont testés en priorité, ce qui signifie que beaucoup de cas potentiels ne sont pas diagnostiqués ou sont testés avec du retard.

Face à la propagation de la maladie, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) a annoncé des mesures radicales : suspension des cours ; fermeture des bars, restaurants et discothèques ; suppression des « activités récréatives ». L’enjeu est d’étaler au maximum le pic épidémique, c’est-à-dire faire en sorte que le moins de personnes possibles soient infectées, et ce, dans un laps de temps le plus étendu possible, afin de ne pas surcharger les hôpitaux. « Les mesures prises aujourd’hui n’auront pas d’impact dans les tout prochains jours. Les personnes malades aujourd’hui ont été infectées il y a 5 ou 10 jours. Donc, ces mesures auront un impact dans les 5 à 10 jours prochains » rappelle le centre de crise, qui explique enfin que ces mesures « drastiques » sont prises au début de l’épidémie pour éviter un scénario à l’italienne, et qu’elles « sauveront des vies ».

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