Comment les universités s’adaptent au coronavirus?

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Depuis que deux cas de Covid-19 ont été confirmés à l’UCLouvain, les universités se tiennent prêtes à réagir à toutes les éventualités. Les soirées étudiantes et autres rassemblements sont désormais interdits. Mais qu’en est-il pour le reste de la vie universitaire ?

Depuis son arrivée sur le sol belge, l’entrée du Covid-19 sur les campus était redoutée. Depuis cette semaine, la première victime s’avère être l’UCLouvain. À compter du 11 mars, on y dénombre deux cas avérés de personnes contaminées et un cas suspect. En conséquence, que ce soit à Louvain-la-Neuve ou ailleurs en Belgique francophone, les soirées étudiantes sont interdites. Celles se déroulant à l’extérieur des campus sont fortement déconseillées dans la même logique. Mais qu’en est-il des cours, des événements prévus et des autres dispositions possibles ?

Les mesures immédiates

Tous les établissements s’accordent pour affirmer que la recommandation fédérale sur les rassemblements de plus de 1.000 personnes n’a pas d’impact sur leurs activités, même si l’UNamur a quand même annulé l’organisation de ses portes ouvertes. « L’UCLouvain n’a pas d’événement programmé dans les jours et les semaines à venir avec une telle concentration et nous n’avons pas d’auditoires de plus de 1.000 places. Maintenant, on regarde au cas par cas sur le plus long terme mais pour cela, on regarde au jour le jour », dit Isabelle Decoster, en charge de la communication pour l’UCLouvain. Même son de cloche ailleurs en Wallonie et à Bruxelles.

Concernant les voyages, ceux-ci sont interdits lorsque cela implique des zones à risque. Mais que deviennent les étudiants Erasmus qui y sont déjà ? « On les assistera bien évidemment dans leurs démarches administratives et dans leurs cursus. Pour ce qui est des demandes de partir par exemple en Chine pour l’été, il faudra voir avec l’évolution de la situation », détaille Didier Moreau, responsable de presse à l’ULiège. « Lorsque les étudiants reviennent de zones exposées, nous leur demandons ensuite de rester isolés pendant une période de quarantaine avant de réintégrer l’université », précise le vice-recteur de l’ULB, Alain Levêque.

Pour le reste, il est surtout question de bien informer, notamment avec des FAQ sur les sites internet reprenant les questions des étudiants et des membres du personnel. « Pour le moment, il n’y a rien qui change avec les cours. Ce que nous conseillons surtout, c’est de contacter son médecin traitant dès l’apparition des symptômes », note Isabelle Decoster.

Bientôt des cours à distance?

Quant à ce qui sera mis en place pour parer à l’éventualité d’une propagation du virus, « c’est le boulot de la cellule de coordination d’envisager tous les scénarios possibles, dont les cours à distance », communique-t-on du côté de Louvain-la-Neuve en précisant bien que ces cours à distance ne représentent qu’une éventualité. Sur ce point, les autres universités sont toutes d’accord, même si elles précisent parfois quels dispositifs sont mis en place. À Liège, il serait question de développer le système de podcasts en place depuis 15 ans et de l’utiliser à grande échelle. À l’ULB, on précise que « depuis plusieurs jours, on demande à nos enseignants de mettre à disposition des outils virtuels avec tous les contenus nécessaires au cours au cas où la situation viendrait à s’aggraver », tout en précisant encore que cela ne sera pas fait si la situation ne l’exige pas.

Quant au reste des mesures prises par la suite, les universités belges francophones restent en contact entre elles, et ce même avec la VUB dans le cas de l’ULB. « C’est une question de cohérence dans notre fonctionnement. Quoi qu’il arrive, elles se parlent constamment, même s’il ne s’agit pas toujours de réunions de visu, que ce soit pour le coronavirus ou d’autres sujets. On rend ensuite compte heure par heure de la situation sur le site internet de l’université pour mettre les étudiants et les membres du personnel au courant », précise-t-on à l’UCLouvain.

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