Coronavirus: le vrai et le faux

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Que sait-on réellement du Covid-19 ? On fait le tri entre idées reçues et ce qui est bon à savoir.

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Les masques sont peu efficaces

Plutôt VRAI. Du moins si vous n'êtes pas en contact régulier avec des patients atteints du virus. Il y a deux sortes de masques, les masques de protection respiratoire et les masques chirurgicaux. Les premiers doivent être portés par les médecins, personnels soignants, voire les familles des patients qui sont sans cesse exposés aux risques de contamination. Les seconds, moins efficaces, doivent être portés par les personnes malades ou susceptibles d'avoir contracté le virus, afin qu'ils ne contaminent pas leur entourage. Les masques protègent d’une éventuelle contamination par voie respiratoire directe, lorsque qu'une personne infectée éternue ou tousse, par exemple. Mais il sont de peu d'utilité quand vous prenez tram, métro ou bus ou touché des surfaces ou objets contaminés – pour rappel, le virus se transmet par le biais de gouttelettes respiratoires qui peuvent se retrouver sur des objets ou des surfaces pendant plusieurs heures. On peut contracter le virus si on touche ces objets ou surfaces et ensuite son visage.

Le gel hydroalcoolique est plus efficace qu'un lavage de mains classique

FAUX. L'un ne remplace pas l'autre. Le gel hydroalcoolique est efficace pour tuer un virus, mais il n'a pas d'effet nettoyant. Bref, il est préférable de l'utiliser en ayant les mains propres. Il convient donc de continuer de se laver les mains au savon. Pour que le lavage soit réellement efficace, il faut compter entre 40 et 60 secondes (rinçage et séchage compris). L'OMS vous explique tout dans une petite vidéo.

Les personnes âgées sont les plus à risque

VRAI. Pour la bonne et simple raison que les défenses immunitaires diminuent avec l'âge. Ce qu'on a pu constater jusqu'à présent concernant le Covid-19, avec seulement deux mois de recul, est que le virus tue dix fois plus qu'une grippe saisonnière, mais qu'il est moins sévère que les précédentes épidémies (SRAS, Ebola...). Les experts rappellent que dans 80% des cas, ce coronavirus prend une forme bénigne.

Concernant les décès, d'un point de vue statistique, une étude chinoise, publiée le 24 février dans la revue médicale américaine Jama, montre que le taux de mortalité augmente avec l’âge. Dans cette étude, sur 45.000 cas confirmés, le taux moyen de mortalité est de 2,3%. Chez les personnes de moins de 40 ans, il n'est que de 0,2% pour 14,8% chez les personnes de plus de 80 ans. Autres personnes à risque, celles qui ont des maladies chroniques sévères (comme des insuffisances respiratoires, des pathologies cardiaques, des cancers...).

Le virus va devenir plus dangereux en mutant

FAUX. Selon une étude chinoise publiée la semaine dernière, le virus aurait déjà muté. Il en existerait deux souches distinctes (une souche L et une souche S) et celle qui se répand le plus aujourd'hui est aussi la plus virulente. Mais les résultats de cette étude ne sont pas du tout partagés par la communauté scientifique qui dénonce une surinterprétation et de nombreuses failles dans sa conduite.

Le spécialiste en virologie moléculaire et directeur de recherche au CNRS Etienne Decroly a ainsi expliqué au Figaro qu'un virus est en mutation constante. C'est-à-dire qu'il existe des milliers de versions en constante évolution, avec leurs propres particularités génétiques, d'un même virus, mais que cela ne changeait pas ses caractéristiques : « Dans 99,9% des cas, ces mutations ne changent rien, on parle d'ailleurs de mutations silencieuses ». En clair, un virus ne devient pas plus dangereux quand il mute. D'ailleurs, ce n'est pas dans son intérêt. Il cherchera plutôt à se propager qu'à tuer.

 

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