Adélaïde Charlier "On est toujours là !"

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Ce vendredi, les jeunes marchent à Bruxelles pour le climat. Interview avec Adélaïde Charlier, une des figures de Youth for Climate en Belgique.

Marches des jeunes pour le climat, saison 2. Le mouvement Youth for Climate défile une nouvelle fois ce vendredi à Bruxelles. Greta Thunberg est de la partie : la militante écologiste sera aux côtés de manifestants venus de toute l’Europe. Des organisations comme Greenpeace, Rise for Climate ou Students for Climate se sont également joints à l’action, deux jours après que la Commission Européenne ait présenté son projet de « loi-climat ».

Quelques minutes avant que le cortège ne démarre, interview avec Adélaïde Charlier, une des figures Belges des jeunes pour le climat.

Plus d’un an ont passé après les premières marches des jeunes. Où en est-on niveau climat ? On a l’impression que rien n’a bougé.

Adélaïde Charlier : Si, ça a bougé ! Il y a eu le Green Deal Européen, la loi climat. Signe que nos actions ont été entendues. Maintenant, le Green Deal, c’est une belle couverture, mais à l’intérieur, le livre n’a que des pages blanches. Ce n’est pas suffisant. Même certains politiciens nous disent : continuez de mettre la pression. C’est ce qu’on fait ! On est toujours là, on n’a pas le droit de lâcher.

Pour Youth for Climate, la loi climat proposée par la Commission Européenne ne va pas assez loin.

A.C: Oui. C’est une loi qui ne prend pas en compte ce que nous dit le Giec [Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat]. Les scientifiques nous disent qu’il faut agir maintenant. Alors inscrire des objectifs pour 2050, comme le fait la loi, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Il faut déterminer des objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre pour 2030. Tant que ce n’est pas fait, on perd encore du temps. Et il faut que les objectifs soient ambitieux : réduire de 40% les émissions par rapport à 1990, ce n’est pas la même chose que les réduire de 65%, comme le Giec le recommande. Aujourd’hui, on manifeste pour dire : nous, les citoyens on est au courant des enjeux. Si vous [les politiciens] choisissez un objectif de 40% au lieu de 65%, on comprend dans quel sens vont vos choix. On est attentif, on surveille ce que vous faites !

Les marches, c’est bien. Mais est-ce qu’il ne faudrait pas chercher à diversifier vos modes d’action ?

A.C: C’est ce qu’on fait ! Cette semaine, on est à Bruxelles, qui est un lieu important au niveau européen, c’est ici que beaucoup de décisions se prennent. Hier, on a fait du bruit pendant 4 heures devant le Conseil, pour mettre la pression sur les ministres européens de l’environnement. Avec les différents mouvements Youth for Climate, on réfléchit à d’autres types d’actions. Réunir des collectifs de tous les pays, c’est vraiment important pour nous. On est plus fort ensemble.

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