Deux paquebots contaminés par le coronavirus transformés en prisons flottantes

Teaser

Alors que le nombre de malades et de morts du coronavirus augmente dramatiquement, deux paquebots contenant des dizaines de milliers de personnes, dont plusieurs contaminées, ont été placés en quarantaine.

L’affaire ressemble de plus en plus au scénario d’un blockbuster dystopique — si ce n’est que dans ce film, l’action serait réduite au minimum. Dans le port de Yokohama au Japon, un gigantesque navire de croisière, le Diamond Princess, n’a pas bougé d’un iota depuis plusieurs jours. Personne n’y entre, personne n’en sort. Ses passagers sont cloitrés dans leur cabine, attendant les trois repas journaliers comme en cellule, alors que le paquebot tout entier a été placé en quarantaine. Si quelques informations en sortent, c’est grâce à la magie des réseaux sociaux. Sur Twitter, par exemple, un internaute nommée @daxa_tw partage régulièrement des photos de ses plateaux repas, mais également des images des couloirs du navire, déserts. C’est que ce mercredi 5 février, 10 personnes à bord du bateau ont été testées positives au coronavirus, une maladie mortelle à l’origine d’infections respiratoires, dont l’épicentre est situé à Wuhan, en Chine.

coronavirus

Cette fois, le point d’ignition est un homme de 80 ans, qui a voyagé à bord du Diamond Princess le mois dernier. Après qu’il ait été pris en charge à l’hôpital à son retour, l’alerte a été donnée à bord du paquebot, où il n’avait pas fait part de sa condition. À ce jour, sur les près de 300 personnes testées à bord, dix ont bien été contaminées par le coronavirus. Mais de nombreux résultats doivent encore arriver et une bonne partie des passagers pourrait encore devoirs subir des examens. Parmi les dix infectés, on compte trois Japonais et Hongkongais, deux Australiens, un Américain et un membre de l’équipage philippin, selon la chaine publique NHK.

"Cauchemar à bord du World Dream"

Au même moment, dans la baie d’Hong Kong, un autre navire de croisière fait du surplace, interdit de débarquer ses passagers. Le World Dream, c’est son nom, « détient » à son bord 3 700 personnes, selon la BBCReuters parle plutôt de 1 800 personnes. Après que 33 membres de son équipage aient développé les symptômes dune infection respiratoire et qu’il ait été débouté du terminal de Taiwan, il a trouvé refuge à Hong Kong. Si tous les malades ont été testés, seul l’un d’entre eux est bien porteur du coronavirus. La menace est pourtant bel et bien présente pour les passagers, à qui l’on a également demandé de rester dans leur cabine — parfois sans hublot. Le temps que prendront les examens est encore inconnu, tandis que que les deux terminaux de croisière hongkongais ont désormais été fermés. À l'intérieur, on alterne entre profond ennui et hystérie. Une ambiance peut-être évitée à bord du Diamond Princess, où l’on a distribué des jeux de cartes et sudoku. 

Chaque jour qui passe voit augmenter le nombre de personnes touchées par le virus : 28 000 sont actuellement contaminées et 565 malades en sont déjà mort. Le plus jeune décès est celui d'un nourrisson, diagnostiqué 30 heures après sa naissance. Sa mère avait été contrôlée positive durant sa grossesse, selon la télévision chinoise. Les experts craignent de plus en plus la pandémie, tandis qu’un traitement est actuellement en train d’être testé sur des patients.

Plus de Actu

Les plus lus

Notre Selection