Documentaire

"La story des années 90": dix ans de créativité

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Retour sur ceux qui ont fait la musique de ces années nonante appelées à devenir la décennie de référence. Un documentaire inédit à voir ce soir sur La Deux.

Elles sont encore trop peu reconnues. Probablement que les (de moins en moins) jeunes qui y étaient manquent de recul pour saouler les autres avec “leurs” nineties, comme leurs parents n’hésitent pas à le faire avec les années 70 et surtout 80. Mais ils le feront un jour car, bon Dieu, qu’il était cool de grandir durant les années nonante! Les couleurs flash fleurissaient un peu partout, des K-Way aux maillots de foot en passant par les cheveux des Minikeums. On jouait au Game Boy dans le bus, puis à la Nintendo à la maison. Et quand on n’en avait pas, on regardait Virginie Efira dans Megamix, ou on allait jouer au foot dans la rue, avant de rentrer, les genoux en sang, pour regarder les Simpson.

Bref, le paradis doit avoir un goût d’années nonante. Parce qu’en plus de tout ça, la musique y a vécu ses plus belles heures. Si cette affirmation est objectivement contestable, il serait malhonnête de nier la créativité des nineties et les mélanges de genres qu’elles ont rendus possibles. La culture hip-hop s’est définitivement installée aux États-Unis et a progressivement contaminé les beats européens. Tandis que le rock s’est roulé dans la crasse pour donner naissance au grunge. D’autres encore voyaient l’avenir dans les boys et girls bands, ou dans les enchaînements électro (et les substances) en vogue avec l’émergence des rave parties. Des courants alternatifs qui cependant n’ont pas eu la peau d’une pop française encore bien vivante.

Le journaliste Stéphane Basset, en grand nostalgique, repart en vadrouille à la rencontre des artistes francophones qui ont marqué les années 90, comme il l’avait fait pour les années 80. L’occasion de croiser des vieilles connaissances comme Axelle Red ou, plus proches de l’oubli, Benny B, Doc Gynéco, Les Innocents ou Ménélik. Que sont devenues ces anciennes vedettes des hit-parades (une bonne expression de l’époque) et quel regard portent-elles sur ces années formidables?

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