Télévision

"La part du soupçon": un téléfilm inspiré de l'affaire Dupont de Ligonnès

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Après avoir multiplié les projets au cinéma, Kad Merad revient en force à la télévision.

Avec La part du soupçon, Christophe Lamotte (Le jour où j’ai brûlé mon cœur, Insoupçonnable) porte au petit écran un projet inédit et offre un rôle fort à Kad Merad. Le comédien âgé de 54 ans interprète Thomas Kertez, un homme suspecté d’avoir tué tous les membres de sa famille quinze ans auparavant. Si l’histoire résonne très fort avec un fait divers connu de tous, l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès (qui sera traitée par Arnaud Poivre d'Arvor dans l’émission Non élucidé juste après la  diffusion du téléfilm), le scénario se contente de s’en inspirer. On reste dans le domaine de la fiction et le but n'est pas ici de raconter le fait divers tragique. 

Le récit prend d’ailleurs ses distances avec le quintuple assassinat en anticipant un futur dont il propose une version plausible. “Je vous ai cherché pendant des années, maintenant je ne vais pas vous lâcher”, lance Sophie Lancelle. L’inspectrice, incarnée par Géraldine Pailhas, débarque chez Thomas Kertez qu’elle soupçonne d’être Antoine Durieux-Jelosse, un père de famille dont la disparition soudaine et énigmatique laisse supposer qu’il est à l’origine du meurtre de sa femme et de ses enfants. Si l’homme clame son innocence, Alice Kertez, son épouse et la mère de son fils, ne sait plus quoi penser.

C’est la première fois que Laurence Arné, qui incarne Alice, fait ses armes dans un registre dramatique, elle qui a longtemps été abonnée aux comédies françaises (Radin, Daddy Cool ou plus récemment La Ch'tite famille). L’excellent duo Merad/Pailhas avait déjà été dirigé par le même réalisateur dans le thriller Disparue en hiver. En 2 x 45 minutes, Christophe Lamotte parvient à établir un véritable suspense. Est-il vraiment coupable, ce père de famille qui a l'air tellement exemplaire? On a tous envie de savoir. 

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