La série israélienne False Flag est de retour pour une saison 2

Teaser

Be tv lance la saison 2 de False Flag, une série israélienne prenante qui bouscule nos repères.

Ces dernières années, deux éléments ont bouleversé nos habi-tudes séries: le développement des plateformes comme Netflix et l’irruption, même sur nos chaînes clas-siques, de fictions produites dans des pays qui jusqu’ici nous restaient télévisuellement étrangers: l’Espagne, l’Australie, le Canada ou la Corée du Sud. Ainsi on a découvert, très indirectement, Hatufim, gros succès en Israël en 2010, quand la série a été - très librement - adaptée aux États-Unis pour devenir Homeland. Depuis, les deux saisons de Hatufim ont été diffusées sur Arte, Netflix compte notamment When Heroes Fly dans son catalogue (en attendant la réputée Fauda) et Be tv a fait connaître le thriller politique False Flag, ou Kfulim (soit “fausse ban- nière”, on est raccord), en hébreu.

La première saison se basait sur un concept très original. Après l’enlèvement d’un ministre iranien à Moscou, cinq citoyens ordinaires découvrent un jour à la télévision que les autorités russes les suspectent d’avoir agi pour le Mossad. On suit l’enquête que mène la Sécurité intérieure israélienne en même temps qu’on assiste aux réactions paniquées des cinq suspects et qu’on découvre peu à peu leurs secrets. La saison 2 suit le même modèle. Alors que se déroule l’inauguration d’un gazoduc reliant Israël et la Turquie, une bombe explose. Or trois des invités attendus manquent à l’appel - ils deviennent forcément suspects. L’enquêteur Eitan Kopel (Mickey Leon - photo) est à nouveau sur les dents… Bien menées, bien écrites, ces histoires nous offrent un effet de surprise supplémentaire dû à l’absence totale de repères (langue, écriture, topographie, culture, acteurs…) et aux priorités d’une partie du monde très loin de notre quotidien. Moins singulier que la saison 1, forcément, mais toujours réussi.

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