Bruxelles est la 15e ville la plus embouteillée au monde

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Notre capitale est connue pour ses longues files interminables aux heures de pointe. Mais où se situe-t-elle par rapport aux autres villes du globe ? Un nouveau rapport divulgue un classement des villes les plus bouchées.

Il suffit d’allumer sa radio le matin pour comprendre que naviguer en voiture dans Bruxelles prend très souvent la forme d’un parcours du combattant. Files à rallonge, tunnels bloqués, déviations pour cause de travaux… Les automobilistes doivent faire preuve de patience pour arriver à leur destination finale. Avec parfois une bonne heure de retard… voire plus. Mais les Bruxellois sont-ils les plus mal lotis en matière d’embouteillage ? Non, mais la situation bruxelloise n’est pas l’une des meilleures.

D’après le Global Traffic Scorecard d’INRIX (une société privée basée à Kirkland et fournissant des données et des analyses basées sur la localisation), notre capitale est la 15e ville la plus embouteillée au monde. D’après ce classement, en 2018, les automobilistes belges ont passé 195 heures dans les files bruxelloises. Un chiffre impressionnant, mais qui n’est rien comparé à ce que doivent endurer les navetteurs de Bogotá. La capitale colombienne a connu 272 heures de bouchons en 2018. Deuxième du classement, Rome a infligé l’an dernier aux conducteurs 254 heures de temps passé dans les embouteillages. Dublin conclut ce top 3 des pires villes où rouler en voiture avec 246 heures perdues dans la circulation l’an dernier.

© INRIX

 "L'Europe est un foyer d'embouteillages, dû en grande partie au fait que la plupart des villes européennes se sont développées à l'ère pré-automobile. La densité des centres villes, l'entrecroisement des tracés routiers et la disparité des réglementations en matière d'urbanisme ont fait que de nombreuses villes se sont étendues au-delà des capacités de leur réseau routier. Le système de grille qui sous-tend le tracé routier de la plupart des villes américaines est un point de comparaison éclairant", explique le World Economic Forum.

79 milliards

Qui dit embouteillages, dit moteurs en marche et donc pollution. En Europe, le coût des soins de santé liés à la pollution atmosphérique est estimé à environ 79 milliards de dollars. Un chiffre qui inclut la perte de productivité, le diagnostic et le traitement des maladies, ainsi que l'investissement dans des initiatives de santé publique.

Conscientes de ce problème majeur, plusieurs villes tendent de se désencombrer via des mesures incitant les citoyens à laisser leur voiture à la maison. Souvent citée à titre d’exemple, Copenhague est l’une des championnes en matière de mobilité douce. Dans la capitale danoise, un tiers des trajets sont effectués à vélo.

À Bruxelles, où d’après la FEB le coût d’une heure passée dans les embouteillages s’élève à 10 euros par voiture, plusieurs travaux d’aménagement sont en cours pour désengorger la capitale. On pense immédiatement au piétonnier du centre-ville, à la nouvelle ligne de tram entre Simonis et Heysel ou encore à l’aménagement d’infrastructures cyclables à Ixelles, Saint-Gilles et Uccle. Des projets encourageants lorsqu’on sait qu’une baisse de 10% des voitures provoque une chute de 40% des embouteillages à Bruxelles...

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