Dix choses à savoir sur Raoul Hedebouw

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Si le PTB a fait un carton électoral à Bruxelles et au sud du pays, c’est en grande partie grâce à son porte-parole et figure de proue francophone.

Origines

Né en 1977 dans une famille d’ouvriers sidérurgistes en Région liégeoise, il passe son enfance à Herstal. Licencié de l'ULiège en sciences botaniques, il fut enseignant en bio-physique-chimie mais aussi actif en maison médicale.

Bilingue

Durant sa jeunesse, il doit parler Néerlandais à la maison avec ses parents néerlandophones. Résultat: il est l'une des seules figures politique wallonnes de premier plan avec Paul Magnette (PS) à être totalement à l’aise avec la langue de Vondel. Il est l'un des rares francophones à être passé par Slimste Mens ter Wereld, une célèbre émission de télévision au nord du pays.

Sympathique

Charmeur, charismatique et toujours le mot pour rire, l’homme distille avec aisance les punchlines et les discours flamboyantes. Un vrai tribun. Il possède un indéniable capital sympathie auprès d’une partie de la population, mais aussi de nombreux médias qui le considèrent comme un "bon client". 

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Convictions

Il a 15 ans quand sa maman se fait licencier du jour au lendemain sans motif valable. Elle ne se laisse pas faire et plante une caravane dans l’entreprise où elle vit durant six semaines... avant de gagner son procès. Une séquence qui marque profondément le jeune Raoul. Son père est déjà membre du PTB.

Engagement étudiant

Contre les mesures d’économie dans l’enseignement des plans Lebrun et  Onkelinx, il s’engage dans le mouvement étudiant. Il cofonde à l’époque le Comité herstalien des étudiants, le Che. Un clin d’œil à Che Guevara, un de ses héros depuis son enfance.

Ses débuts en politique

Il publie en 2009 avec le président du parti, Peter Mertens, le livre Priorités de gauche. Trois ans plus tard, le PTB réalise un bon score aux élections communales et il fait partie des premiers conseillers communaux du parti.

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Parlement

Avec Marco Van Hees, il fait son entrée à la Chambre en 2014 grâce à un joli score personnel de 16.586 voix de préférence. Il profite parfaitement de la visibilité que lui offre l’hémicycle. Ses diatribes et ses envolées lyriques font souvent un carton une fois partagées sur les réseaux sociaux.

Polémique

S’exprimant en 2016 au sujet de l’affaire Dutroux dans une interview accordée au Monde, il suscite la polémique. Dans l’article, le député parle d’une "affaire de classes". "Si c’était des enfants de richards, on les aurait cherchés", a-t-il déclaré. 

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Lutte des classes

Il le répète dans toutes les langues: les références à Mao, Staline, ou la Corée du Nord appartiennent au passé. Il ne cache pas son admiration néanmoins pour le système cubain. "On décrit ce pays comme étant une dictature. Il faut une fois aller voir comme les Cubains parlent en rue", expliquait-il en 2014 sur une grande radio privée du pays. Au sujet du projet économique à moyen terme du parti marxiste, il entretient toutefois une certaine ambiguïté.

Futur

Le succès du parti lui doit beaucoup. Il  va continuer à s’en faire le porte-voix dans les prochaines années. Et est reparti pour cinq années de combat à la Chambre. Avec 49.852 de voix de préférence, il vient de tripler son score de 2014.

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