Télévision

"Moi grosse": une fiction sur l’intolérance

Un téléfilm aborde le rejet des personnes en surpoids, bien plus fréquent qu’on ne le pense.

Mauvaise hygiène de vie, fainéant, mou, ogre…, les qualificatifs méprisants ne manquent pas quand certains proposent leur explication de l’obésité. Mais lorsque l’on creuse un peu, on se retrouve devant de tout autres réalités: le surpoids s’explique souvent par un traitement médicamenteux, un facteur génétique, des causes environnementales ou psychologiques. Pourtant, la “grossophobie” reste une réalité encore très présente dans notre société. Une discrimination qui peut concerner une frange importante de la population: selon les chiffres les plus récents de l’OCDE, 18% des Belges de plus de 15 ans sont obèses (c’est-à-dire ont un indice de masse corporel supérieur à 30).

La statistique est similaire en France. France 2 a donc décidé de consacrer une soirée à la problématique. En commençant par le téléfilm Moi, grosse. Les spectateurs y rencontrent Raphaëlle, jeune animatrice des écoles motivée et compétente. Elle est cependant licenciée pour un motif étonnant: son surpoids effrayerait les enfants. Stupéfaite, elle est persuadée que cette injustice est une malheureuse exception. Pourtant, au fil de sa recherche d’emploi, la brillante diplômée doit se rendre à l’évidence: maigrir lui faciliterait grandement la vie. Raphaëlle décide de se battre pour le droit d’être elle-même. Cette jolie fiction, avec Juliette Katz (mannequin, actrice et chanteuse) en tête d’affiche, est l’adaptation du livre autobiographique On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier. Elle y dénonce les discriminations vécues par les personnes obèses sans tomber dans le misérabilisme.

La soirée se poursuivra par un débat animé par Julian Bugier. L’animateur recevra des personnes en surpoids ainsi que des médecins et des psychologues sur le thème “Souffrir d’être gros”. Une soirée importante pour plus de tolérance.

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