Théâtre

"Les belles personnes": une pièce entre rires, amour et amitié

Dans Les Belles Personnes, Sébastien Ministru tente de résoudre le mystère de cette étrange association que l’on appelle le couple.

D’ordinaire, pour bien apprécier un préquel, à savoir l’histoire qui précède une œuvre créée antérieurement, il vaut mieux avoir quelques références pour ne pas débarquer en terre inconnue. Si c’est vrai pour Star Wars ou Twin Peaks, ce n’est pas indispensable pour Les Belles Personnes de Sébastien Ministru. Cas assez unique de préquel au théâtre, on y retrouve le couple formé par Charles (Aurelio Mergola) et Ciccio (Antoine Guillaume) dont Ciao Ciao Bambino racontait les funérailles en 2013, entouré de deux autres couples au cours de soupers, brunch et autres réveillons qui chapitrent la pièce. Ça parle de rien et de tout. Ça (se) lance des piques. Ce sont surtout six caractères bien typés qui confrontent leurs visions de l’argent, de la famille, de l’amour, de la fidélité tout en dégustant du poulet massala ou du tiramisu aux fraises de Wépion.

Grâce au savoir faire de l’auteur en matière de dialogues écrits, faut-il le préciser, sur mesure pour des comédiens (Laurence Bibot, entre autres) qui s’y glissent comme dans des pantoufles, les échanges de ces belles personnes semblent destinés à nous faire rire pendant plus d’une heure et demie. Ce qui est certes le cas. Mais c’est sans compter les intermèdes et les quelques scènes finales qui mettent tout ce qui précède en perspective

Car dans Les Belles Personnes, au-delà de la légèreté apparente, Sébastien Ministru interroge ce phénomène qui pousse deux personnes, aussi différentes soient-elles, à faire un bout de chemin ensemble, en amour comme en amitié.

Les Belles Personnes jusqu’au 31/5 au Théâtre de la Toison d’Or, Bruxelles www.ttotheatre.be

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