Des places de concerts à gagner pour le Botanique

Concours © Moustique
Concours © Moustique
Teaser

C'est la fin de l'année aussi au Botanique... Mais pas de panique, Moustique, a sélectionné trois concerts à ne pas manquer et nous vous offrons des places pour y assister. Même pour les concerts complets !

Pour tenter de gagner des places de concerts pour les artistes suivants, participez à notre concours (ci-dessous) avant le 12 décembre !

Clara Luciani

Révélation française de l’année, elle nous revient une dernière fois en 2018 au Botanique

À l’âge de onze ans, Clara Luciani pose un acte fort. Elle vend les jouets de son enfance dans un magasin de seconde main pour s’acheter une guitare électrique. “Une Squier, une sous-marque de Fender de piètre qualité. Mais ça représentait quelque chose de symbolique : un départ de mon enfance et une déclaration de foi. J’ai commencé à écrire mes premières chansons. Des trucs forcément mauvais interprétés dans un anglais yogourt où je confondais le verbe être et avoir.” Sur son premier album “Sainte- Victoire” paru au printemps 2018, Clara chante en français d’une voix qui fait tourbillonner nos sens. Sur fond de dark pop, de grosse basse disco et de cavalcades new wave, elle évoque un chagrin d’amour, son rapport délicat à la féminité (“1 mètre 88, pas de seins, une voix de mec. Ado, j’étais la fille mise sur le côté”) et sa détermination. “Prends garde, je ne suis qu’un animal déguisé en madone”, prévient-elle dans le summer hit La grenade. Petite, elle avoue avoir été marquée par Les demoiselles de Rochefort et, plus tard, par “une relation dévastatrice” qui lui fait définitivement oublier l’idée de l’amour romantique. “J’ai l’impression d’être guérie de ce fantasme, je suis plus dans la quête d’une relation moderne et réalisable”, explique-t-elle en écho à la chanson On ne meurt pas d’amour. Pour faire court, Clara Luciani sort du lot et ne répond, ni dans le physique ni dans la musique, à aucun stéréotype. Cool. “On me compare à Françoise Hardy, à Nico, et même à Dalida. Pour moi, aucune de ces références n’est justifiée, même si je classe Françoise Hardy dans mon top 10 des femmes les plus influentes et que j’ai écouté en boucle les premiers albums du Velvet Underground”. On l’adore.

Le 12/12, Orangerie, COMPLET (également le 1er mars 2019 à l’Eden de Charleroi).

Jean-Louis Murat

Rêves ialiens et musiques américaines alimentent Il Francese, nouvel album du troubadour de la chanson française

Baptisé “Il Francese”, le nouveau disque de Jean-Louis Murat sorti en octobre dernier, fantasme la vie sous le soleil napolitain. “En 1968, j’étais sur le bord de la route pour suivre le Tour de France. Quand le peloton est passé en Auvergne, j’ai refilé ma gourde à Felice Gimondi”, confie le chanteur avec des étoiles dans les yeux. ”Il est arrivé en jaune à Paris. Depuis sa victoire, je me sens un peu Italien. Si un match de foot oppose les Bleus à la Squadra Azzurra, par exemple, j’enfile mon maillot de l’Italie. Sans mon pays de cœur, la dernière Coupe du monde n’avait d’ailleurs aucune saveur. En plus, la France a gagné…” Ici, Jean-Louis Murat tourne le dos aux albums concepts et autres expériences littéraires pour embrasser son premier amour : la chanson. Même s’il rêve d’antipasti, l’artiste ouvre les festivités sur un mot allemand (Achtung), repoussant fort joliment les frontières de son univers. “J’ai toujours pensé qu’une musique européenne aurait pu se développer et fédérer les publics. Mais ce n’est jamais arrivé. Résultat ? On bouffe un max de tubes américains”. Le régime semble pourtant au goût du Français. “Je ne suis pas fan des États-Unis et de leur impérialisme culturel. Mais la musique américaine circule dans mes veines. C’est mon ADN et mes chansons en découlent. Alors, je me débrouille pour être en phase avec ma personnalité : je marie Jeanne d’Arc avec John Lee Hooker, j’associe Rimbaud et Curtis Mayfield. Pour l’instant, je raffole de Kendrick Lamar. C’est mon nouveau Bob Dylan. Et puis, je suis à fond dans Frank Ocean”. Cette nouvelle passion transpire notamment à travers la production langoureuse de La treizième porte. Dispersées autour de quelques notes pianotées du bout des doigts, les particules électroniques s’infiltrent sous les mots délicats de Jean-Louis Murat. Avec Sweet Lorraine, il prend ensuite la route de Memphis et s’arrête aux portes des mythiques studios Stax pour un hommage à Otis Redding. Ailleurs (Gazoline), l’usage du vocodeur rappelle la récente métamorphose discographique de Lambchop. Entre traditions folkloriques séculaires et techniques de production dernier cri, le groupe américain lustrait blues, folk et country à la lueur du R&B. Jean-Louis Murat applique aujourd’hui ce traitement à sa chanson française. Avec maestria, naturellement.

Le 13/12 à l’Orangerie (également le 12/12 au Reflektor, Liège).

Blanche

La chanteuse bruxelloise dévoile son nouveau single avant de remonter sur scène.

"I sing this song for the moment", affirme Blanche sur le refrain de son nouveau single illustré par un clip hédoniste au grain crépusculaire. Blanche/Ellie Delvaux assure elle-même le songwriting de Moment, chanson pop aux parfums glamour produite par Rick Cooper (Tom Odell) et mixée par Dan Gretch (Lana Del Rey). "Moment célèbre la vie vécue au présent lorsqu’on essaye d’effacer les doutes et les craintes qui nous tenaillent", explique Ellie. Blanche, qui cumule déjà plus de quarante millions de streams avec ses quatre premiers singles, termine l’année en force. Après plusieurs dates en Europe, elle donnera ses quatre derniers concerts en Belgique. L’album est attendu pour 2019.

Le 16/12 à l’Orangerie (également le 5/12, Reflektor, Liège, le 13/12, au Trix, Anvers et le 15/12 au Manète, Mons).

 

Plus de Concours

Les plus lus

Notre Selection