Red Dead Redemption II : plus qu’un jeu

© Prod
© Prod
Teaser

Après avoir écoulé 100 millions de copies de Grand Theft Auto 5, le studio Rockstar crée la version ultime du western.

Coutumière des grands fracas de novembre, l’industrie du jeu vidéo semble cette année avoir déserté les rues du commerce. Au nom de son seul salut, elle a préféré sauver ce qu’elle pouvait plutôt que de tout perdre dans un duel fatal contre Red Dead Redemption II. Quelle plus belle entrée en matière pour un jeu qui entend bien ressusciter le Far West ? Huit ans après la sortie d’un premier volet loué par la critique, Red Dead Redemption II est ce western en monde ouvert qui réunit le plus de superlatifs autour de son nom, qualitatifs et quantitatifs.

Jamais autant de moyens et d’attente n’avaient été placés sur la sortie d’un titre et même si aucun budget n’a encore été dévoilé, des tas de chiffres sont avancés : un script de 2.000 pages, plus de 1.000 acteurs et 300.000 animations, le tout voué à une immersion totale. Derrière cet objet de la pop culture 2.0, Rockstar Games, studio de la série Grand Theft Auto (ou encore GTA), dont le dernier épisode à lui seul a généré six milliards de dollars. Dès lors, peu importe si les joueurs ont à patienter cinq ans entre chaque titre, le studio new-yorkais est devenu, par sa démarche, à la fois le plus génial, le plus radical et le plus commercial de tous.

Trahison et baston

Si dans son premier volet, le jeu racontait l’histoire de John Marston, malfrat repenti, Red Dead Redemption II remonte légèrement dans le temps pour conter le passé de son ancien clan et la disparition des grands bandits. Tout en fuyant les fédéraux, en 1899, la bande du charismatique Dutch van der Linde semait encore la terreur et c’est dans la peau d’un de ses piliers, Arthur Morgan, que vous serez invités à prendre place dans l’aventure et découvrir comment, et pourquoi, cette bande finira par se dissoudre.

Au-delà du jeu de cow-boy et du réalisme invraisemblable de son univers, Red Dead Redemption II est ainsi une vraie expérience cathartique faite de réflexion autour de l’amitié, de la solidarité et de la trahison, alimentée et agrémentée de longues séances contemplatives dans des paysages splendides. Revers de l’ultra-réalisme et d’un propos plus cérébral, la vie d’un cow-boy usé par la poussière et rongé par les doutes se vit au rythme lent de l’école Sergio Leone et des dialogues à la Tarantino. Car truffé d’influences, ce jeu, comme tous ceux de Rockstar, tient aussi sa force dans la picturalité et sa malice à raviver en nous les souvenirs cinéphiles des plus grandes épopées. Vous n’imaginez pas encore comme cette réincarnation du Far West vous avait manqué.

Cet article est issu de notre magazine papier. Pour plus d'infos qui piquent, rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Plus de Aucun nom

Notre Selection