Élections

Vote blanc, vote nul: quelles différences ?

Dimanche, des centaines de bureaux de vote accueilleront les citoyens qui viennent élire les futurs dirigeants de leur commune. Certains choisiront peut-être de voter blanc ou nul.

Si parmi tous les partis qui se présentent dans votre commune, aucun ne vous séduit, vous avez toujours la possibilité de voter blanc ou nul. Mais ce n'est pas tout à fait la même chose. Comme son nom l'indique, le vote blanc consiste à ne cocher aucun candidat d'aucune liste. À s'abstenir donc. Le vote est dit "nul" si l'électeur a voté pour plusieurs listes différentes - on dit qu'il a "panaché" - ou si le bulletin est abimé, illisible ou qu'un commentaire quelconque a été laissé dessus. Ce cas de figure est évidemment impossible quand les personnes sont appelées à voter par voie électronique.

Les votes blancs vont à la majorité ? Faux

Par contre, les deux types de vote ont un point commun : ils ne sont pas comptabilisés lors de l'attribution des sièges et sont considérés comme inexistants. Que ce soit pendant les élections fédérales, régionnales ou communales, le modèle du scrutin est "proportionnel" ce qui signifie que les sièges de conseillers sont attribués proportionnelement au nombre de voix. Pour ce faire, seuls les votes valables sont comptés. Si sur 100 votes, 10 sont blancs ou nuls, les assesseurs ne prendront en compte que les 90 autres.

Le seul impact des votes nuls et blancs est donc de donner davantage de poids aux votes valables. Ce qui ne veut pas pour autant dire qu'ils vont à la majorité, contrairement à ce que la légende urbaine laisse entendre à chaques nouvelles élections.

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