Ronquières tangue entre Etienne Daho et MC Solaar

Teaser

Ronquières joue à guichet fermé dans une ambiance torride mais "feel good". C'est le carton plein pour la première partie de cette septième édition et le succès ne devrait pas être démenti ce dimanche.

Ronquières, c'est deux scènes qui s'alternent sans confusion de son avec un public familial qui se déplace d'un côté à l'autre du grandiose plan d'eau. Avec de belles locomotives à l'affiche, et Etienne Daho tout en haut, la première journée aura été une réussite. Le site revisité en version cocoon, hamacs et chaises longues en bois restait rempli de festivaliers paresseusement installés de tous les côtés. Avec le pont pour se réfugier à l'ombre et des files un peu longues aux point d'eau. 20 000 personnes sont venues ce samedi. Ronquières était sold-out.

Loïc Nottet fait le spectacle

A tribord ou à babord, la scène a tangué d'un côté à l'autre d'une programmation bien balancée et d'une organisation assez pro, avec . Premières détonations avec Fùgù Mango, ses pulsations africaines et son pop électro et réconfortant. Emotion avec l'ultime concert de Loïc Nottet avant son prochain et second album. Le vainqueur de la sixième édition de "Danse avec les stars" n'a pas démenti sa réputation scénique, offrant un show dansé et orchestré au millimètre.

Passenger joue tout en sensibilité

Le bruit a courru qu' Asaf Avidan, avec sa sensibilité à fleur de peau, était la révélation de la journée. Il a emporté sous son charme un public nombreux. Michael « Mike » David Rosenberg, plus connu sous son nom de scène Passenger a reconnu d'emblée qu'il n'avait qu'un tube ( « Let her go ») mais il a bercé la foule avec sa guitare douce et vibrante, sa présence entière et vivante sur scène, son folk anglais efficace.

MC Solaar pique les coeurs

Il a fallu attendre MC Solaar pour que la foule s'ébroue et se masse face à la scène. Son as a piqué droit au cœur, à la minute où il a démarré. Le rappeur a dégainé ses jeux de mots bourrés de poésie au son de ses tubes enchainés un à un, pour le plus grand bonheur d'un public où les générations se mélangeaint entre les souvenirs des ainés et les découvertes des plus jeunes.

Daho pour le charme, Henri PFR pour l'explosion

Le soir est alors tombé et l'ambiance est montée d'un coup, d'un seul. La star du jour est arrivée sur scène tout de noir vêtu, serré dans son éternel blouson de cuir, le teint pâle et la voix mâle. Etienne Daho n'a offert que du bonheur à un public conquis d'avance avec son week-ends à Rome, ses tabous (mais ce mot est à vous) et le premier jour du reste de sa vie. Il ne restait plus qu'à lancer l'apothéose et c'est Henri PFR, en tee-shirt blanc et pantalon noir, qui l'a lancé debout sur sa table de DJ absolu, son, lumière et quelques exploits pyromanes à l'appui. Le jeune bruxellois, phénomène « feel good » du moment a littéralement emporté la foule dans son univers électro jusqu'aux environ d'1 heure du matin.

Le festival continue ce dimanche à guichet fermé. Il reste quelques places en ligne pour chalouper sur Django django, Kyo ou Lily Allen.

 

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