Victoires de la Musique : les 5 plus grandes polémiques de la Cérémonie

Teaser

Tandis que se tiendra vendredi soir la 33ème Cérémonie, la liste des nominés a déjà semé la zizanie chez les téléspectateurs. L'occasion de revenir sur quelques invités qui ont fait scandale. 

On devrait appeler cette soirée «  Les Victoires polémiques de la Musique  », tant il y en a eu. Chaque année est signe de mécontentements ou de (mauvaises) surprises en direct. Tandis qu'en 2015, on reprochait l'absence de Kendji dans les nominés, puis celle de M. Pokora en 2017, cette fois-ci, c'est le manque de mixité qui est pointé du doigt. Tandis qu'Orelsan, BigFlo & Oli et Louane partent grands favoris de la soirée, on retrouve à leurs côtés Julien Doré, Vald, Lomepal, Kyo, Juliette Armanet et bien d'autres. La critique ? Beaucoup dénoncent l'absence de Maître Gims, Damso ou encore Booba. Sur twitter, la journaliste et chroniqueuse Rokhaya Diallo, a fait part de sa colère. « Mais même dans le rap, vous trouvez le moyen de ne nommer aucun.e artiste arabe ou noir.e »,a-t-elle publiée. Il ne manquait plus que ça aux Victoires, se voir accuser de discrimination raciale. On note malgré tout la présence de Soprano, nominé dans deux catégories.

En attendant, voici notre TOP 5 des artistes qui ont le plus fait parler d'eux lors de ces Victoires  :

5. Damien Saez , jeune et (pas si) con

On est en 2000. Annoncé sur son célèbre tube  «  Jeune&Con  », Damien Saez débarque dans un remix rock français «  Stan  » de Eminem, ft Dido. Son apparition sera très remarquée puisqu'il balancera devant toutes les caméras, qu'il y a  «  trop de merde à la télévision  ». Neuf ans plus tard, il revient, et surprise à nouveau. Avant le début de son morceau, il prend son petit carnet noir et lit un texte au discours anti-consumériste.

4. Serge Lama, le «  vieux  » ronchon

En 2013, les Victoires de la Musique devaient rendre hommage à Serge Lama. Mais aussi à Sheila, Salvatore Adamo et Enrico Macias. Ce qui n'a pas du tout plu à Serge. Celui-ci a donc demandé à ce qu'on ne lui rende pas hommage, refusant le trophée qui lui était octroyé. Dans le Parisien, il avait alors affirmé  : «  Nous remettre quatre Victoires en même temps, cela donne l’im­ pres­ sion d’être dans un paquet d’an­ ciens dont on se débar­ ras­ se… C’est presque humi­ liant. Et j’ai quand même mon orgueil.  ». Au-delà de ce geste, qu'il trouve maladroit, Serge se dit en profond désaccord avec l'événement en lui-même. «  C’est devenu une céré­ mo­ nie très pari­ sienne, une caste où certains ont la carte et d’autres pas.  ».

3. Jordy, un bébé qui a eu dur

Auteur du tube « Dur, dur d'être un bébé », écoulé à plus de six millions d'exemplaires, Jordy est le bambin de quatre ans le plus célèbre du début des années nonante. Près de deux ans plus tard, nominé aux Victoires de la Musique, il est confortablement assis devant sa télé, auprès de sa maman, lors des résultats. Mais stupeur  !  Alors qu'il remporte un prix, il entend le public huer son nom au moment de sa victoire. Pour eux, un bébé n'a pas sa place dans cette cérémonie. La suite de l'histoire n'est pas nouvelle. Jordy en voudra à ses parents. Il apparaîtra dans la télé-réalité «  La Ferme célébrités II  » puis sera auteur d'un livre sur sa fortune dilapidée par son père.

2. Stephend, la victorieuse inconnue

L'année 1996 signe la pire escroquerie de l'histoire des Victoires de la musique. Cette année-là, Maxime le Forestier est nommé artiste masculin de l'année, tandis que «  Les Innocents  » emportent le titre de «  groupe de l'année  ». A côté de ça, la «  Révélation féminine de l'année  », sacre une parfaite inconnue, Stephend, face à une prometteuse  Axelle Renoir et une Ophélie Winter au zénith de sa carrière. Quand elle emporte son prix, la jeune femme monte sur scène et interprète Tu vis encore  , adaptation française - dont personne n'a jamais parler - de The Show Must Go On, du groupe britannique Queen. Dans le public, l'incompréhension est à son comble. D'autant plus que la chanteuse avait carrément vu son album être retiré des ventes, suite à son échec commercial. Le scandale explose quand on apprend que son producteur n'est autre que l'associé de Claude Fléouter, le producteur exécutif des Victoires. Honteux.

1. Noir Désir, la palme du scandale

On savait le groupe Noir Désir rebelle et engagé contre la mondialisation. Récompensé pour l'album rock Des Visages Des Figures et le meilleur clip de l'année aux 17ème Victoires de la Musique, le groupe a provoqué la surprise avec une lettre adressée «  à notre cher PDG à tous, ou presque  : Jean-Marie Meissier  ». Lue par le chanteur Bertrand Cantat, devant le visage blême d'un Jean-Luc Delarue ne sachant plus où se mettre, cette lettre reproche notamment au «  camarade PDG  » de Vivendi Universal l'utilisation qui est faite de son nom. Il terminera son discours par «  Nous ne sommes pas dupes de ton manège. Et si nous sommes de la même planète, on n'est décidément pas du même monde  », devant les encouragements d'un public qui le soutient. On ne vous en dit pas plus, écoutez la vidéo, cela vaut de l'or.

On pourrait citer d'autres erreurs, comme MC Solaar qui avait été récompensé meilleur groupe de l'année, ou bien encore  Maurice Barrier, annoncé mort, alors qu'il était encore bien vivant. Des faux pas, il y en eu tellement qu'on ne saurait les compter. La soirée de vendredi soir réservera-t-elle son lot de surprises  ?

 

 

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