Être Africain en Chine

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À Guangzhou, en Chine, une tour abrite chaque jour des centaines d’échanges commerciaux avec des migrants africains rêvant de prospérité. 

“Je suis le World Trade Center de ceux qui ne jouent pas dans la catégorie des hommes et femmes blancs en costume sur mesure.” Oui, le narrateur du documentaire de Bram Van Paeschen est un bâtiment. Une tour monstrueuse du nom de Tian Xiu, érigée au cœur de la troisième ville de Chine, Guangzhou. Tian Xiu abrite la plus grande diaspora africaine du pays et accueille une partie des relations économique entre l’Afrique et la Chine. Un marché où tout se vend, et où les visages de 50 Cent et de Barack Obama ornent les emballages pour attirer les consommateurs africains.

L’idée de laisser à Tian Xiu la responsabilité de conteur – utilisée avec parcimonie – se révèle pertinente, car le bâtiment symbolise à lui seul le nouveau rêve d’Eldorado des migrants africains. C’est entre les murs gris et abîmés de Tian Xiu qu’ils sont venus chercher gloire et prospérité. Fély fait partie de ces expatriés qui ont su dompter le marché chinois. Improvisé homme d’affaire à son arrivée, il fait aujourd’hui figure d’intermédiaire incontournable pour tout Congolais souhaitant commercer en Chine. Mais d’autres, la majorité, ont laissé leurs rêves brisés au fond d’un placard de Tian Xiu, au point de vouloir retrouver leur misère, qui serait moins pénible au soleil, et où ils n’auraient plus à souffrir d’un racisme asiatique décomplexé.

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