Dunkerque: Nolan au sommet de son art

Teaser

Avec Dunkerque, Christopher Nolan prouve que l’on peut encore surprendre avec un film de guerre. À condition d’avoir quelques tours dans son sac…

La Seconde Guerre mondiale semble faite de bataille décisive et celle de Dunkerque, menée par les troupes britanniques, françaises et belges en 1940, en fait définitivement partie. 400 000 hommes, encerclés par l’ennemi, doivent battre en retrait et survivre plusieurs jours dans ce purgatoire ensablé, attendant désespérément l’arrivée de bateaux anglais.

De ce postulat à la fois fort et simple, Christopher Nolan en tire une expérience qui redonne ses lettres de noblesse au format IMAX. Et toute la complexité de ce projet réside dans cette phrase. Oui, Dunkerque est un film intense, visuellement saisissant, qui nous plonge dans l’horreur de la guerre avec une maestria rarement vue sur grand écran depuis le fameux Soldat Ryan de Steven Spielberg. Mais au-delà de la technique, peut-on se satisfaire d’un film rondement mené, mais au scénario malgré tout assez classique ? Rien n’est moins sûr.

À vrai dire, il faudra poser la question aux spectateurs des projections dites “classiques”, ou pire, des spectateurs à domicile, découvrant le film en Blu-ray d’ici 6 mois, devant leur télé. Car le Dunkerque de Nolan se vit comme une véritable attraction. Face à l’écran géant du Kinepolis Bruxelles (le plus grand d’Europe, près de 20 mètres de haut sur 28 mètres de large), le spectacle est définitivement assuré. Mais gardera-t-il toute sa force sur des écrans à taille plus intime. Seul l’avenir nous le dira.

Reste que Nolan est ici au sommet de son art, filmant la guerre sans jamais montrer l’ennemi, musicalement soutenu par un Hans Zimmer inspiré. Dunkerque se concentre sur ces jeunes soldats perdus, attendant un miracle qui les extirpera de cette situation horrible. Le (très bon) casting passe donc logiquement au second plan, au profit de scènes enchaînant les moments de bravoure. Mais dans une histoire où la défaite est clairement annoncée, un peu d’héroïsme ne peut pas faire de mal.

Anthony Mirelli

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