Trois fois plus de morts en 2060

Cette femme porte un masque afin de se protéger contre la pollution de l'air à Cracovie, en Pologne. ©Belga Image/Omar Marques
Cette femme porte un masque afin de se protéger contre la pollution de l'air à Cracovie, en Pologne. ©Belga Image/Omar Marques
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Quelles conséquences pour l’Humanité si les pouvoirs publics n’agissent pas pour améliorer la qualité de l’air ?

L’OCDE a fait tourner ses modèles économiques pour tenter d’évaluer le coût de l’inaction. La qualité de l’air devrait en effet continuer de se dégrader du fait de la conjonction d’au moins deux facteurs : le grossissement des villes et une croissance économique toujours basée sur la combustion de charbon, de pétrole et de gaz. La situation actuelle n’est déjà guère enviable. Les teneurs en particules fines, en oxyde d’azote et en ozone au mieux stagnent dans les pays les plus développés réunis au sein du club OCDE, au pire explosent dans les pays en voie de développement et notamment chez les deux géants, l’Inde et la Chine.

Des coûts de santé qui vont exploser

Selon les calculs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 3 millions de personnes meurent tous les ans des effets de la pollution de l’air. En 2015, près de 19 milliards d’euros ont été consacrés à des soins de santé lié à la qualité de l’air et 1,2 milliard de journées de travail ont été perdues. Les modélisateurs de l’OCDE ont ainsi renoncé à entrer dans leurs calculs les effets directs des oxydes d’azote faute de données fiables à l’échelle de la planète et les impacts sur les écosystèmes et les bâtiments n’ont pu également être monétisés. Mais dans un demi-siècle, de trois à six millions de personnes devraient décéder à cette échéance d'avoir respiré un air vicié. Les pays les plus pollués comme la Chine et l’Inde sont les plus concernés auxquels il faut aussi ajouter les régions à la population vieillissante comme l’Europe de l’Est. D’après ces projections, les coûts des soins de santé induits par la pollution de l’air devraient atteindre plus de 150 milliards d’euros (huit fois plus qu’aujourd’hui) et 3,7 milliards de jours de travail seraient perdus.

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