Trois outils alternatifs pour s’armer contre la pollution

Lorsque les capteurs détectent que l’un de ces paramètres dépasse les seuils recommandés par l’OMS, la lumière bleutée des diodes du Foobot vire à l’orange. ©Adrien Lafond
Lorsque les capteurs détectent que l’un de ces paramètres dépasse les seuils recommandés par l’OMS, la lumière bleutée des diodes du Foobot vire à l’orange. ©Adrien Lafond
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Pour prolonger notre dossier sur la pollution de l'air paru ce mercredi dans le nouveau Moustique, on vous propose trois solutions pour vérifier ce que vous respirez.

Des microcapteurs sur une puce de quelques millimètres carrés sont capables d’identifier les principaux polluants de l’air. Ils reposent sur une couche d’oxyde métallique sensible au gaz et sur un traitement de données qui permet la détection sélective du gaz recherché. Ces capteurs miniatures, pourront bientôt être placés dans des smartphones, fournissant à chacun un moyen de surveiller l’air qu’il respire et de prendre des décisions en conséquence. En attendant, voici trois dispositifs pour mesurer la pollution.

Le gendarme d’intérieur

Foobot surveille en temps réel la qualité de l’air de votre domicile. Ses capteurs analysent de multiples paramètres tels que la température, l’humidité, la quantité de CO2 et de monoxyde de carbone, le nombre de particules fines, ainsi que la quantité de composés organiques volatils. Lorsque les capteurs détectent que l’un de ces paramètres dépasse les seuils recommandés par l’OMS, la lumière bleutée des diodes du Foobot vire à l’orange. Intéressant pour fournir un diagnostic de votre domicile et vous permettre d’apprendre combien certaines activités (passage de l’aspirateur, friture...) peuvent dégager des particules fines , mais pas indispensable 24h/24. www.foobot.io

Capteurs de poche pour vigilance citoyenne

Transformer chaque citoyen volontaire en capteur de la qualité de l’air, c’est l’idée de plusieurs projets collectifs, au moyen d’un capteur portatif et d’une application de collecte des données pour smartphone. AirCasting, aux États-Unis, s’appuie notamment sur le capteur AirBeam, un appareil de mesure des PM2,5 qui communique avec le smartphone via Bluetooth. D’autres réseaux de volontaires ont été recrutés en Europe (Citi-Sense, HackAir) et de nouvelles expérimentions sont annoncées en Belgique, avec Bruxelles Environnement et l’Issep. https://www.aircasting.org/

Le Flow de Plume Lab

Puisque l’époque est aux particules fines, autant rester prudent: à l’intérieur, comme à l’extérieur, ou dans les transports, on ne se séparera bientôt plus du capteur de qualité de l’air Flow (à la vente mi-2017, prix non communiqué). L’objet, développé par la start-up Plume Labs en partenariat avec le CNRS, vient d’être dévoilé au CES de Las Vegas. Avec lui, il sera possible de connaître la teneur de l’air ambiant en particules fines, oxydes d’azote, ozone et composés organiques. Plume Labs entend aller au-delà du simple objet connecté et souhaite bâtir une véritable communauté d’utilisateurs pour créer une carte temps réel de la pollution des différentes grandes villes du globe. Cette start-up parisienne a déjà conçu un site et une application mobile de consultation de la météo de la pollution de l’air. Fin janvier, ses données sur la pollution de l’air à Bruxelles étaient plus élevée qu’à Pékin pendant 24 heures en plein pic de pollution. https://plumelabs.com/en/

Le dossier paru dans le nouveau Moustique est à retrouver en librairie ou sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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