The Cure: 4 trucs à retenir de leur concert au Sportpaleis

Teaser

Emmenée par un Robert Smith toujours aussi charismatique, la formation anglaise a signé une prestation magistrale ce samedi. On vous dit pourquoi The Cure a rendu 19.000 personnes heureuses.

Le respect du public

Un groupe qui commence son concert à l'heure, consacre un rappel entier à exhumer tous les tubes que le public attend, offre des chansons inédites, ne joue jamais le même répertoire deux fois de suite et possède un ingénieur du son capable de tisser une tapis acoustique de velours, ça existe encore. Même qu'il s'appelle The Cure. Sans nouveau disque studio à promouvoir ("4:13", le petit dernier, remonte à 2008), les petits gars de Blackpool ont livré une prestation éblouissante ce samedi à Anvers. Le son, le répertoire, les longs passages atmosphériques, la candeur pop des refrains... Tout était réuni ce samedi pour vivre une grande et longue (30 chansons trois rappels) soirée.

Le Robert illustré

Figure charismatique du groupe, Robert Smith reste toujours Robert Smith. A cinquante-sept ans, sa voix (filtrée à certains moments, il est vrai) passe parfaitement. Les cheveux (gris/noir) en bataille, le make-up, les colliers, la chemise... On dirait qu'il a ressorti sa valise qu'il prenait sur les tournages des clips de The Cure dans les années 80. Bien épaulé à la guitare par le sobre Reeves Gabrels, il se fait vraiment plaisir. Ses pas de danse sur Lovecats, ses grimaces sur Close To Me et sa performance flamboyante sur A night like this nous ont particulièrement touchés. Ce ne sont pas des « scénettes » répétées. On sent qu'elles sont nées dans la magie de l'instant présent. Ce mec là, il ne triche pas. il prend encore son pied après toutes ses années. Mention spéciale aussi à Simon Gallup. Le bassiste historique du groupe est fringué comme s'il se devait se rendre à une soirée du Plan K en 1979 (coiffure au gel/sucre, jeans noir allumette, godillots noirs, foulard rouge qui pend sur la poche arrière, t-shirt sans manche) , son instrument est collé à ses genoux et il arpente la scène selon un cérémonial gothique immuable : quelques pas à gauche, une petite course à droite et arrêt au milieu pour grimper sur une enceinte de retour son. Les notes qu'il sort de sa basse font trembler les fondations du Sportpaleis. Pour l'anecdote, on précisera que c'est son fiston qui accorde ses basses entre les morceaux. Nice job..

Le répertoire

Avec l'enchaînement The Lovecats, Lullaby, Hot Hot Hot !!!, Friday I'm In Love, Boys Don't Cry, Close To Me et Why Can't I Be You ?, le troisième et dernier rappel est la plus belle offrande déposée aux pieds des fans avant que ceux-ci ne retrouvent la réalité des boulevards glacés d'Anvers. On voit bien que Smith and Co les jouent plus pour le public que pour eux. Par contre, les musiciens s'abandonnent de manière plus créative dans les nouveautés (Step Into The Light, It Can Never Be The Same), les longs passages instrumentaux (l'intro de Push, l'outro de a Forest, les secousses de One Hundred Years seul morceau tiré de "Pornography"). Avec cinq extraits, c'est "The Head On The Door" qui est l'album le plus visité devant "Disintegration" et "Kiss Me Kiss Me Kiss Me" dans lesquels The Cure puise à quatre reprises.

Notre top 3 « émotion »

A Night Like This dont on n'oubliera jamais la version livrée ce samedi 12 novembre au Sportpaleis.

L'inédit It Can Never Be The Same dédié à Leonard Cohen

Le final de a Forest avec la basse de Simon Gallup qui secoue les sens.

 

PHOTO: BENOÎT BOUCHEZ

 

 

 

 

 

 

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