Concert

Mustii: 5 trucs à retenir de son concert au Cirque Royal

Comme Moustique l'avait annoncé, le jeune artiste belge a conquis le public bruxellois. Il va devenir énorme. On vous dit pourquoi.

Mustii a donc fait son Cirque ce vendredi soir à Bruxelles. Il a signé une prestation emballante, justifiant à la fois les louanges récoltées cet été lors des festivals tout en dévoilant de nouvelles facettes d'un univers plus contrasté qu'il ne le laissait paraître jusqu'à présent. Le premier album du Bruxellois sortira début 2017. Pour ceux qui n'étaient pas là, on vous fait le débrief...

Une vraie présence

Comédien de formation (et de vocation), Mustii ne doit pas se forcer sur scène. C'est le moins qu'on puisse dire. On a même parfois envie de lui crier : « arrête un peu, mec ! » Car le garçon ne cesse jamais. Il veut capter à chaque seconde le regard du spectateur. Il lève les mains au ciel, pointe du doigt un visage dans la salle, recourt à la pantomime pour illustrer ses chansons, galope, saute, se met à genoux, éclate de rire, n'hésite pas à conclure un refrain ou à introduire un couplet en se jetant dans le public. Psychologique ou physique, la notion de barrière entre l'artiste et le public n'existe pas pour Mustii. On est dans l'interactivité et à ce petit jeu, ce ne sont pas toujours les adolescentes du premier rang qui se montrent les plus enthousiastes. Pour vous en convaincre, regarder cette vidéo «volée » du concert.

Joie et mélancolie

Ok, la formule est plan-plan, mais c'est elle qui convient le mieux pour décrire son répertoire. Si Feed Me ou The Golden Age prennent une tournure électro/dance en live, d'autres plages extraites de son album à paraître ont un parfum de spleen contemporain. C'est en jouant sur ces contrastes, en alternant ballades dark et morceaux plus percussifs que Mustii tient en haleine l'assistance. Judicieuse et pas du tout opportune (il est fan de Bowie depuis la préadolescence), sa reprise de Heroes est particulièrement bluffante.

Une production à la hauteur des ambitions

Hormis chez Puggy (dont le chanteur Matthew était dans la salle) et chez Oscar And The Wolf, on a rarement vu un light-show aussi efficace lors d'une prestation d'un groupe belge. Il y a ce logo imposant comme unique décor, ce catwalk qui l'emmène dans la foule, un plateau vertical composé uniquement d'ampoules, ces lumières blanches et très froides dont l'inspiration est à chercher -à nouveau- chez le Bowie de la période berlinoise, voire auprès des formations cold-wave des années 80'.

Une diction impeccable

C'est simple. Le mec, quand il chante en anglais, on croit être en face d'un chanteur anglais. On ne peut pas dire que cela soit la règle chez nos artistes issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles. C'est même une exception. Et pour conquérir des marchés étrangers (et en musique, la Flandre c'est déjà l'étranger), c'est un atout non négligeable.

Une marge de progression énorme

Comme Alice On The Roof, Mustii travaille, écoute son entourage et apprend très vite. Entre le live qu'on a vu en mars dernier au Botanique pour le lancement de son EP « The Darkest Night »  et le concert de ce vendredi, il y a une marge énorme. Un fossé. (Belle) histoire à suivre.

 

Photo: Benoît Bouchez

 

 

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