Le nouveau visage de l'info, Justine Katz

Teaser

Editions spéciales, JT, flash info,... Depuis les attentats du 13 novembre, la journaliste est sur tous les fronts de la RTBF. Presque tout le temps. Portrait.

"Je vous rassure, je n'ai pas installé de lit de camp à la RTBF, je rentre bien chez moi tous les soirs" s'amuse Justine Katz, suite aux commentaires sur les réseaux sociaux des téléspectateurs qui s'étonnent de la retrouver tous les jours, ou presque, dans leur salon depuis le 14 novembre, au lendemain des attentats de Paris. "J'étais chez une copine ce soir là, je l'aidais à déménager, et là j'ai vu que j'avais plusieurs appels de mon chef, j'ai tout de suite compris que quelque chose n'allait pas."

Appelée en renfort pour commenter les attentats "et informer les Belges" la jeune journaliste arrivée en 2008 au sein de la cellule info de la RTBF, qu'on avait déjà pu voir dans de nombreux reportages du JT et quelques fois à la présentation du 15 minutes, est spécialisée dans les affaires liées au judiciaire et plus récemment, au djihadisme "J'ai suivi de nombreuses formations à ce sujet pour la RTBF, j'avais également participé à l'élaboration d'un Questions à la Une sur le djihadisme en janvier, suite aux attentats de Charlie Hebdo, c'est donc un dossier que je suis de près"

Depuis cette date, cette jolie brune à la coupe parfaite, sereine malgré le climat anxiogène et les heures de sommeil en moins, assume son rôle avec brio. Même quand il faut informer sans trop en dire, comme lors des assauts policiers de dimanche soir. "On avait reçu des consignes assez claires et Jean-Pierre Jacqmin, directeur de l’info, avait choisi de suivre certaines recommandations de la police, soit ne pas divulguer les localisations des interventions jusqu'au point presse. Dans ces cas-là, ce n'est pas évident de tenir le crachoir, mais on ne pouvait pas se taire, non plus." Là aussi, les lolcats, utilisés pour noyer les informations sur les réseaux sociaux sous le #BrusselsLockdown, ont pu servir de respiration dans un JT trop souvent plombé ces derniers jours.

"On tient à l'adrénaline, et je tiens à le préciser, c'est vraiment un travail d'équipe. Je sais qu'on ne voit que moi à l'écran, mais je suis en contact constamment avec les journalistes de la rédaction qui vérifient les infos qui tombent en direct." Elle souligne également avoir la chance d'être "au chaud" alors que d'autres de ses collègues se les pèlent dans le froid, comme Thomas Gadisseux ou Quentin Warlop.

Consciente du coup de projecteur sur sa carrière -son nombre de followers sur Twitter a explosé en dix jours- contactée par la presse de tous les côtés, comme Le Petit Journal qui voulait l'avoir en duplex, ou encore le Daily Telegraph qui l'a appelée pour mieux comprendre la situation en Belgique, la journaliste se dit "heureuse" malgré les circonstances, mais ne semble pas mesurer sa nouvelle popularité. "A vrai dire, pour le moment, je ne fais pas grand chose à part travailler, dormir et répondre au téléphone. Tout se décide au jour le jour." Et c'est parti pour durer? "On tiendra le temps qu'il faudra."

Dossier complet sur les visages de l'info dans le Moustique du 25 novembre

Les plus lus