Rencontre Loïc Nottet: Je suis juste un gars qui chante et qui danse

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Après avoir créé la sensation dans The Voice Belgique et à L'Eurovision, il enflamme le parquet de la sixième édition de Danse avec les Stars. Entretien avec l'un des favoris de la compétition.

Comment as-tu intégré Danse avec les stars?

Marie-Claude Pietragalla avait twitté lors de ma performance à l'Eurovision à Vienne. Elle me félicitait pour les pirouettes que j'avais faites sur scène. Un mois après, TF1 m'a contacté pour faire un essai. Le producteur Frédéric Pedrazza, qui m'a aussi découvert à l'Eurovision, s'est renseigné à mon sujet et souhaitait que j'intègre le casting. Je n'ai pas hésité une seconde car c'est une belle émission que je regardais le samedi avec mes parents. J'ai fait de la danse pendant dix ans, du modern jazz, du contemporain et un peu d'afro-cubain. J'ai arrêté il y a un an pour me consacrer totalement à mes projets musicaux. J'ai vu dans Danse avec les stars une opportunité de tirer en quelque sorte ma révérence avec la danse.

Ta performance a séduit le jury et particulièrement Pietra. Tes années de danse t'avantagent beaucoup?

Dans ma jeunesse, j'ai eu l'occasion de faire beaucoup de scène. J'ai un bagage au niveau rythmique qui peut m'avantager par rapport aux novices, mais je n'ai jamais pratiqué les danses standards et danses latines. Je peux aussi être déstabilisé par des pas qui sont inconnus pour moi. Mais on répète beaucoup,  environ quatre heures par jour avant les primes.

Comment se passe ton entente avec ta partenaire de danse?

Je vis vraiment quelque chose de passionnant avec Denitza car il y a un vrai échange d'artiste à artiste. Quand on prépare les chorégraphies, elle me laisse apporter mes idées. Pour moi, ce n'est pas Danse avec les Stars mais avec les Artistes.

Le casting de cette année comporte justement très peu de  têtes d'affiche. Connaissais-tu les autres concurrents?

Moi le premier, en France je suis inconnu, mais je ne veux pas parler des autres. Je ne les connaissais pas tous, mais je n'ai pas envie de me les mettre à dos (rires). Mais l'an dernier aussi certains étaient inconnus et l'émission a permis de les médiatiser un peu plus. De toute façon, c'est toujours le public qui a le dernier mot.

Avec quel candidat as-tu le plus d'affinités?

Pour le moment, on n'a pas eu beaucoup de temps d'échanger, on se croise beaucoup. J'ai discuté un peu plus avec Sophie Vouzelaud (la candidate qui s'exprime en langue des signes, ndlr), car on est souvent ensemble dans les répétitions. J'ai aussi un bon contact avec Véronique Dicaire et Olivier Dion. Ils sont tous sympas. Avant d'être une compétition, on est là pour se faire plaisir et on ne s'interdit pas de féliciter le voisin s'il a bien dansé.

Qui est le plus dangereux?

Honnêtement, Je n'ai jamais eu l'esprit de compétition. Je ne me préoccupe pas des autres. Priscilla, qui a fait de la danse dans ses spectacles et sa comédie musicale a des facilités, mais d'autres talents peuvent se révéler. Mon pire ennemi c'est moi-même.

Pourtant tu es grâce à The Voice, l'Eurovision et Danse avec les stars qui sont trois compétitions…

C'est vrai que ça commence à faire beaucoup (rires). Honnêtement après Danse avec les stars, je ne ferai plus aucune téléréalité. Evidemment, D.A.L.S  n'est pas Secret Story, mais on nous filme un peu plus que le temps du prime le samedi soir. On nous voit en back stage, dans les répétitions etc… Les gens apprennent un peu à nous connaître via les magnétos. J'espère pouvoir être invité danse une émission sans enjeu, où je pourrai juste présenter mon travail.

Danse avec les stars est une belle promo pour ton futur album?

C'est un tremplin, mais je ne suis pas quelqu'un qui fait les choses par profit ou par intérêt. Je suis guidé par l'artistique, pas par le marketing et le business. J'ai accepté de faire l'émission, car les mises en scène et les danseurs sont dans des conditions pros. Je viens d'une compagnie qui n'avait pas les possibilités et les moyens d'évoluer dans un tel environnement. J'avais aussi envie de me situer par rapport à des danseurs pros. En faisant ce programme, je veux montrer au public que je suis un artiste.

A quoi peut-on s'attendre pour ton premier album en préparation?

Le producteur avec qui je travaille dit que je fais du hard-pop. J'écoute beaucoup Sia, Lana Del Rey, Imagine Dragons… ce sont mes principales références. Je veux travailler en Anglais. En Belgique, ça me permet d'éviter les problèmes linguistiques et d'un point de vue plus personnel, j'adore regarder mes séries en anglais, c'est assez naturel. Cette langue me passionne. Je ne sais pas encore si j'ai envie d'exploiter mon côté danseur sur scène pour mon projet musical. Si c'est le cas ce sera quelque chose de très esthétique et épuré.

Comment gères-tu la notoriété et la célébrité?

Je veux continuer à sortir dans la rue, à aller boire un verre avec des amis. Je peux compter sur eux et ils n'hésitent pas à me dire ce qu'ils pensent de mon travail. J'ai la chance d'être entouré par de vrais amis qui n'ont pas changé, pas  par des gens qui sont autour de moi pour ce que je pourrais représenter. Je suis juste un gars qui chante et qui danse. Je suis un mec normal. Ça me fait toujours bizarre, quand on me demande un autographe ou une photo, je ne m'y fais pas. Je peux avoir du respect pour le travail d'un artiste,  mais je n'ai jamais été fan de quelqu'un. C'est toujours délicat pour un artiste qui se balade en ville de refuser de faire une photo. Parfois j'ai juste envie d'être le gamin de 19 ans qui va manger avec ses parents au resto. Il y a des moments où j'ai besoin de lâcher prise

L.V.R

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