On a testé Aurous, le Spotify illégal

Teaser

Toute la discographie mondiale en un seul clic et totalement gratis. On a traîné sur Aurous, la nouvelle hantise des maisons de disques.

Ca y est, le nouveau cauchemar de l'industrie musicale est en ligne. Et fait déjà l’objet d’une plainte de la Recording Industry Association of America (RIAA). Rien d’étonnant, puisque l’appli Aurous est à la musique ce que Popcorn Time est au cinéma: une plateforme de streaming totalement illégale. Concrètement? Comme Spotify, Deezer, Apple Music et les autres services musicaux, Aurous vous permet de rechercher un titre ou un artiste, de l’écouter et de sauvegarder des playlists. Sans oublier la possibilité d’intégrer sa discothèque personnelle –et ce même en HD-, voire même d’importer ses playlists éditées auprès des services légaux… Arrogante comme une start-up californienne, cette nouvelle plateforme fait d’ailleurs sa pub sur son offre de contenus inaccessibles chez ses homologues, comme le catalogue complet des Beatles.

Une interface décevante

Alors? Malgré un moteur de recherche préhistorique –certains artistes comme Lee Scratch Perry sont introuvables alors que nombre de leurs titres le sont- et une interface plus minimaliste qu’un jeu de Nokia 3310, le "catalogue” d’Aurous a déjà fière allure. Et on a brassé assez large: de King Crimson à Warpaint, de Keth Jarrett –y compris sur le label ECM- à Benjamin Clementine, du Wu-Tang Clan à Big Flo & Oli, de Richie Hawtin à Nina Kraviz... Il faut dire que cette plateforme repose sur le système bittorrent: aucun contenu n'est donc hébergé sur les serveurs et tous les fichiers que l’on peut écouter ou télécharger proviennent des discothèques des utilisateurs. Ce qui signifie aussi que la qualité audio dépendra de l’enregistrement réalisé par ceux-ci. Si on constate d’ailleurs une hausse de la qualité générale des fichiers pirates, certains morceaux nous rappellent encore malheureusement les débuts du MP3.

Malgré une interface assez pauvre et une qualité audio irrégulière, ce Popcorn Time de la musique nous semble néanmoins prometteur. Pas pour les mélomanes, qui peuvent débourser 10 euros par mois pour une offre légale et bénéficier d’un confort de navigation et de lecture audio sans comparaison, mais pour tous les autres…   
 

Les plus lus

Notre Selection