Les métiers télé qui font rêver

Les métiers télé qui font rêver
television16/06/2009 09h59

Lambillon, Hulot, Brogniart et les autres travaillent dans les plus beaux endroits du monde. Ces globe-trotteurs ont-ils trouvé la bonne planque?

En avion, en hélico, en bateau ou sur la terre ferme, ils parcourent les sites les plus incroyables de la planète. Ils observent les pingouins sur la banquise ou partent en safari au cœur de l'Afrique. Vu du canapé, on se dit qu’ils exercent le plus beau métier du monde. Mais... Souvenez-vous. Récemment, Télé Moustique vous racontait les coulisses de Rendez-vous en terre inconnue et, tout particulièrement, le périplemouvementé de la bande à Frédéric Lopez pour arriver chez les Korowaï en Papouasie. Les autres émissions d'évasion sont aussi condamnées aux galères. Tour d'horizon.

Lambillon, tout seul au monde

Actu
 Chapeau vissé sur le crâne, Philippe Lambillon se couche à la belle étoile, déjeune de sauterelles et recourt à d'improbables transports. Il revient ce mardi 23 juin à 20h20 sur La Une pour une 19e saison des Carnets du bourlingueur (voir aussi page 114).

Paradis
 Avec ses Carnets, c'est un rêve d'enfant qu'il revit sans se lasser depuis 35 ans. "J'ai toujours voulu partir, confie-t-il. Avec mes faibles moyens, je revis toutes les images de mon enfance. J'étais fasciné par Tarzan. Aujourd'hui, je suis toujours émerveillé d'approcher des animaux ou des tribus locales. Et en plus ça passe à la télé. J'ai un boulot extraordinaire. Beaucoup de téléspectateurs me disent que j'ai une chance folle d'être toujours en vacances, que je les fais rêver. Mais ils ne partiraient pas dans le même inconfort."

Enfer
 A l'étranger, quatre mois par an, Lambillon mène tout de front, tout seul, avec des moyens dérisoires. "J'ai traversé l'Australie d'est en ouest, soit 4.500 km en 5 jours pour faire les repérages et trouver des gens qui acceptaient de tourner avec moi sans budget. Ça me fait rire de voir le nombre de personnes qui travaillent sur Thalassa ou Ushuaïa. Je suis aux antipodes de tout cela. Je n'ai pas d'ethnologue ou de spécialiste pour m'accompagner sur les tournages. Aucun hélicoptère, pas de sous-marin. Et puis je préfère voir la vie du sol. Circuler dans des bus ou trains surpeuplés. Et rencontrer des autochtones."

 Ce fringant sexagénaire n'hésite pas non plus à dormir dans sa voiture ni à se priver de manger, et l'équipe suit. "Une équipe exceptionnelle, qui accepte de rester deux jours sans se laver, d'être poussée dans ses retranchements."

Georges Pernoud, le capitaine et les cafards

Actu
 Depuis 34 ans, Georges Pernoud sillonne les mers et océans du monde pour Thalassa (le vendredi sur France 3). Animateur de l'émission, ilest le véritable capitaine d’une équipe de 23 journalistes. Il produit aussi Faut pas rêver (retour à l'antenne le 5 juillet, présenté pour la dernière fois par Laurent Bignolas).

Paradis
 "Je fais le métier que je voulais faire et dans de bonnes conditions. C’est un peu comme le cirque, j’ai plein d’amis parmi les journalistes et les techniciens. Cette équipe est ma deuxième famille." Selon la saison, Georges Pernoud alterne les plateaux dans les ports de France ou à Paris depuis son bateau-studio sur la Seine. "Le plus agréable, c’est évidemment le terrain parce qu’il y a des rencontres. Les gens du milieu maritime ont une petite flamme dans l’œil. Quand un paysan regarde la météo, il risque sa récolte, quand un marin regarde la météo, il risque sa vie. Comme les poissons et les crustacés ne parlent pas beaucoup, on s’est intéressé aux hommes."

Enfer
 Caméraman de formation, l'homme de Thalassa sait ce que sont les contraintes techniques et l'obscur boulot dans la coulisse. "Les gens croient que je ne travaille que deux heures par semaine. Mais on passe beaucoup de temps à Paris pour monter les sujets. Après notre le tour du monde en cargo par exemple, j’ai travaillé deux ans su

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