
Il aurait pu rester dans l'histoire comme le candidat malheureux des élections présidentielles américaines de 2000. Celui qui, malgré un nombre de voix supérieur et des recomptages floridiens discutables, s'était fait battre par George Bush.
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Il aurait pu rester dans l’histoire comme le candidat malheureux des élections présidentielles américaines de 2000. Celui qui, malgré un nombre de voix supérieur et des recomptages floridiens discutables, s’était fait battre par George Bush.
Finalement, tout est bien qui finit bien, puisqu’on se souviendra surtout de Al Gore comme lauréat (avec le GIEC) du prix Nobel de la paix 2007 pour son film An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange). Un chouette titre. Judicieux aussi, au vu des réactions qu’il a suscitées à sa sortie dans certains milieux qui ont tout de suite parlé d’exagération des risques et d’"un mensonge qui arrange".
Le public, lui, s’est précipité dans les salles pour applaudir. Avec le polémique Farenheit 9/11 et l’enchanteur La marche de l’empereur, Une vérité qui dérange est dans le top 3 des documentaires ayant attiré le plus de monde dans les salles obscures. Un véritable exploit réalisé par Davis Gugghenheim et Al Gore, tant le pitch de départ ne paraissait pas sexy: transformer un exposé didactique sur les conséquences du réchauffement climatique en film.
Le truc? Introduire l’élément humain, Al Gore lui-même, dont le parcours est retracé faisant naître un sentiment de sympathie chez le spectateur. Cet homme que l’on nous présente comme si intègre, c’est certain, on a envie de l’écouter. Et si, désormais, pratiquement plus personne ne conteste la vérité qui dérangeait, le film reste utile: il explique aussi comment faire pour lutter concrètement contre ce maudit réchauffement. - P.D.G.
5 décembre: 20h45 RTL-TVI Une vérité qui dérange
Tags: environnement, George W. Bush, Al Gore
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