
Faire ses courses en hard discount. En janvier 2009, c'est la résolution prise par 80 % des 10.000 consommateurs européens interrogés par l'Observatoire Cetelem, dans le cadre d'une étude sur leurs comportements d'achateurs en période de récession économique.
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Faire ses courses en hard discount. En janvier 2009, c’est la résolution prise par 80 % des 10.000 consommateurs européens interrogés par l’Observatoire Cetelem, dans le cadre d’une étude sur leurs comportements d’achateurs en période de récession économique.
Et depuis le début de la crise, le hard discount semble tirer son épingle du jeu, attirant de plus en plus d’habitués de la grande distribution traditionnelle vers ses prix attractifs.
Parallèlement, le low-cost se développe. Trois Européens sur quatre déclarent y avoir recours pour leurs dépenses en transport, loisirs ou automobile. Le e-commerce continue également de se faire remarquer: 67 % des sondés pense qu’Internet est devenu un des meilleurs moyens de dénicher "la" bonne affaire en un clic, et considèrent même l’achat en ligne comme une possibilité d’accroître leur capacité de consommation.
Car loin d’éteindre le désir d’achat de ces euroconsommateurs, la crise l’aurait au contraire décomplexé. "Le discount n’est plus synonyme de consommation du pauvre en Europe, mais bien plutôt de consommation maligne", note l’Observatoire Cetelem. Ainsi, la recherche des plus bas coûts ne s’applique pas à n’importe quel produit. L’idée selon laquelle low-cost rime avec low-qualité et low-sécurité demeure tenace et le critère du prix perd de son importance dès qu’il s’agit d’acheter des produits alimentaires.
Dans ce domaine, les transfuges de la grande distribution traditionnelle agissent encore comme des acheteurs très rationnels: s'ils acceptent d'acheter leur épicerie de base chez un hard discounter, ils hésitent encore, en revanche, à s'y fournir en viande. Et les ménages français se distinguent fortement des ménages européens en matière d'alimentation, désignée comme le premier poste sur lequel ils augmenteraient leurs dépenses pour plus de qualité.
Malgré la crise, les Français continuent d’appliquer consciencieusement le credo du manger sain et ne renoncent pas à la quête journalière des cinq fruits et légumes. Ultra-frais, de préférence. Une aubaine pour le marché d’intérêt national de Rungis, qui continue non seulement d’attirer ses acheteurs habituels, grands chefs étoilés et petits commerçants, mais s’ouvre aussi aux particuliers. C’est là que nous entraîne le premier reportage de ce numéro de Prise directe dédié aux nouveaux champions de nos assiettes, avant de s’intéresser à la dernière tendance des fast-foods qui semblent profiter de la crise pour entrer dans une ère plus saine.
Solenne Marion
Tags: cheveux, Prise directe, coloration, couleurs, Matrix, colo, hard discount, low-cost
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