
Une fois n'est pas coutume, Ushuaïa Nature propose un voyage contrasté des cimes de l'Himalaya aux mégalopoles indiennes bouillonnantes en passant par le désert du Rajasthan.
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Une fois n'est pas coutume, Ushuaïa Nature propose un voyage contrasté des cimes de l'Himalaya aux mégalopoles indiennes bouillonnantes en passant par le désert du Rajasthan. Ces endroits d'Asie n'ont a priori rien en commun à une exception près: les hommes qui les peuplent sont étroitement liés à leur environnement naturel. Nicolas Hulot les a baptisés "les hommes nature". Son périple asiatique débute au royaume du Mustang, au nord-est du Népal. Le temps semble suspendu à près à 6.000 mètres d'altitude. Les habitants, les Lopas, vivent en autosuffisance avec quelques chèvres. Pour survivre dans ces conditions extrêmes, ils invoquent des divinités étroitement liées à la nature.
Le naturel et le spirituel se confondent aussi 3.000 mètres plus bas pour la Fête des couleurs. Sous un déluge de poudre et d'eau colorée, les femmes célèbrent la fécondité en l'honneur de Krishna, dieu de l'amour. Dans l'hindouisme, toutes les divinités sont en osmose avec la nature et les animaux. A Jodhpur, en plein cœur du Rajasthan, le langur, singe à la tête noire, s'est parfaitement intégré dans la cité et vit en harmonie avec les autochtones. En revanche, son cousin le macaque fait régner la terreur à Vrindavan. Plus de 5.000 macaques ont pris le pouvoir face aux habitants. Et rien ne semble pouvoir les arrêter: vols à l'étalage, dégradations, agressions contre les habitants... Cette soumission, les hommes ne peuvent l'abolir: pas question d'agresser un animal par essence sacré. Seule solution paradoxale, s'enfermer eux-mêmes dans des cages.
"La religion incite ces hommes au respect car ils peuvent être réincarnés en n'importe quel être vivant. C'est une culture différente qui reste difficilement comprise dans notre civilisation", estime le primatologue Frédéric Durand. L'Inde, un des pays les plus pollueurs du monde, est aussi celui qui respecte le plus les animaux. "Ça ne me paraît pas si paradoxal. Pour eux, tout se recycle naturellement et tout se transforme en autre chose. Il n'y a donc rien de mal à tout laisser traîner! Animaux et humains vivent dans le bazar et s'en accommodent", poursuit Frédéric Durand.
Ushuaïa Nature a donc rencontré des hommes et des femmes pour qui l'être humain et la nature ne font qu'un. Comme toujours, les paysages sont magnifiques et les couleurs indiennes, saisissantes. Pour la première fois de son histoire, Ushuaïa Nature a aussi filmé des villes. Du coup, les contrastes sont permanents et le rythme, plus soutenu. Après 21 ans d'existence, l'émission a su se renouveler et continue à nous en mettre plein la vue. - Laurent Van Roey
20h45 TF1 Ushuaïa Nature: Inde et Népal
Tags: Les Ardentes, Inde, TF1, Liège, Festival, ambiance, hôtesses Flair, Ushuaïa Nature, Népal
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