
Dernière ligne droite pour Scofield et les siens. Une saison 4 inédite qui va dans le mur.
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Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour gagner du pognon! Sous prétexte que Prison Break se vendait bien à l’international, ses producteurs (la toute-puissante 20th Century Fox) n’ont pas eu le courage d’y mettre un terme à la fin de la saison 2. Pourtant, c’est là que l’odyssée de Michael Scofield (Wentworth Miller) aurait dû prendre fin. A juste titre. Paul T. Scheuring, le concepteur de la série, avait en effet prévenu son monde dès le départ: il n’avait prévu que deux fournées de 22 épisodes chacune. Une première pour suivre les plans d’évasion du tatoué le plus célèbre de la télé et une seconde qui devait se concentrer sur la chasse à l’homme organisée autour de Scofield et de ses acolytes.
Las. L’appât du gain a, encore une fois, été le plus fort. Et depuis la saison 3, les auteurs de Prison Break se traînent. Leurs personnages? Ils ne savent plus quoi en faire. Résultat: retour à la case prison pour Scofield, qui devait donc, l’an passé, s’extraire d’un pénitencier panaméen. En 13 épisodes, et au cours d’une année perturbée par la grève des scénaristes, ce fut chose faite. Et pour relancer l’histoire, l’affaire était toute trouvée. Car depuis que le Dr Sara Tancredi, son égérie, a été assassinée, Scofield n’a plus qu’une idée en tête: se venger.
Mais voilà, Sara n’est pas morte... Quels blagueurs, ces scénaristes! Après une année passée à nous faire croire qu’ils s’étaient fâchés avec Sarah Wayne Callies, son interprète, voilà qu’ils la réintègrent sans vergogne. On s’est bien fait avoir. Du coup, cette saison 4 - qui, c’est sûr, sera la dernière - sera synonyme de rédemption. Pour retrouver sa liberté, la bande à Scofield (Lincoln, Sara, Sucre, T-Bag, Bellick et Mahone) va donc filer un coup de pouce à Don Self (Michael Rapaport), agent du FBI qui espère récupérer un disque dur baptisé "Scylla". Un document contenant la liste de tous les associés de la "Compagnie", ce groupuscule qui pourrit la vie de Scofield depuis trop longtemps.
Y parviendront-ils? Réponse en fin de saison. Un parcours parsemé de rebondissements en tout genre, peu surprenants et souvent gonflés, et qui s’achèvera sur un double épisode dans lequel un des protagonistes sera à nouveau jeté en prison. L’audience de cette saison 4, aux USA, fut catastrophique. Quoi de plus logique! Même si, en coulisses, on essayait de se défausser des rumeurs entourant la sexualité de Wentworth Miller. Des ragots qui auraient fait fuir nombre de spectatrices. Navrant. - Sébastien Barké
Tags: Les Ardentes, Prison break, Liège, Festival, hôtesses Flair
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