
Au départ, Braquo était un projet pour le cinéma porté par Olivier Marchal. L'auteur de 36, quai des Orfèvres et de MR73en a finalement tiré une série innovante. Sa nouveauté, c'est de mettre un bon coup de pied dans les parties de la série française policière à papa.
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Au départ, Braquo était un projet pour le cinéma porté par Olivier Marchal. L'auteur de 36, quai des Orfèvres et de MR73 en a finalement tiré une série innovante. Sa nouveauté, c'est de mettre un bon coup de pied dans les parties de la série française policière à papa.
Car le réalisateur, ex-flic de choc et de terrain, n'a fait aucun compromis avec le média télé. Fidèle à son style, à son univers, Marchal dégaine un récit découpé en huit épisodes et des "héros" atypiques réunis en un commando policier de choc: le groupe d'intervention SDPJ 92.
Il y a le commandant Eddy Caplan (Jean-Hugues Anglade), le colosse armurier Walter Morlighem (Joseph Malerba), Théo Wachewski (Nicolas Duvauchelle), motard, tête brûlée et chien fou et Roxanne Delgado (Karole Rocher), la nana du groupe, tranchante et futée. Quatre sacrées gueules. Une famille, un clan que l'efficacité policière protège mais qui fait un peu tache dans la police traditionnelle. Celle-ci ne les aime pas, elle les tolère et les tient à l'oeil. D'autant que le groupe n'apprécie guère les préocédures et préfère les méthodes expéditives. Et, à l'occasion, s'offre quelques petits avantages en nature. La série s'ouvre au moment où leur principale protection, leur supérieur Rossi, se suicide, accusé de meurtre et accablé par le déshonneur. Son fidèle quatuor se démène pour le réhabiliter mais de manière peu orthodoxe... L'engrenage infernal est enclenché.
Si l'on accepte quelques invraisemblances, la violence permanente et le scénario assez "gros", Braquo (qui signifie "braquage")a tout ce qu'il faut, et bien plus qu'une série américaine classique, pour vous étreibdre et ne plus vous lâcher. Lointaine cousine de The Shield, la série de Marchal est d'une plus redoutable efficacité, notamment par ses dialogues et son interprétation, mais aussi car sa caméra colle aux personnages bien profilés au fil de rebondissements quasi logiques. Ça décoiffe, à fleur de bitume dans des lumières glauques et une tension rarement relâchée!
Au-delà de la série d'action à balles réelles, Marchal et ses scénaristes découpent aussi les portraits de "flics en perdition", avec leurs fêlures, leurs faiblesses et leur rejet d'un système policier faillible. Avec Braquo, noir c'est noir, comme les dégaines et les calibres du clan Caplan bien décidé à bousculer la série policière française.
18 janvier: 20h45 BE 1 Braquo
Tags: Braquo, Olivier Marchal, Jean-Hugues Anglade, homme, draguer, astrologie, verseau, astro couple
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