
Il y a 13 ans, l'Athénée royal Verdi de Verviers comptait deux filles voilées. Cette école secondaire, la seule de la Communauté française à encore autoriser le voile dans la région, en réunit aujourd'hui plus de 50 sur 850 élèves.
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Il y a 13 ans, l’Athénée royal Verdi de Verviers comptait deux filles voilées. Cette école secondaire, la seule de la Communauté française à encore autoriser le voile dans la région, en réunit aujourd’hui plus de 50 sur 850 élèves.
Ces adolescentes le portent-elles par choix, par contrainte culturelle, sociale ou familiale? C’est ce qu’ont cherché à savoir la journaliste Pascale Bourgaux et la réalisatrice Carol Gilet à travers leur reportage intitulé Faut-il interdire le voile à l’école?
Comme le montrent les premières images, le débat autour du voile fait rage au sein de l’école. "On parle de ça tous les jours, déclare un ado. Et les situations délicates se multiplient. De plus en plus de jeunes filles voilées s’écartent des cours de natation ou des voyages scolaires. "La préfète nous a facilement ouvert les portes de son établissement, explique Pascale Bourgaux. Tant la direction que les enseignants ont montré un réel besoin d’exprimer leur désarroi, de partager leurs problèmes." Chacun expose donc son point de vue sans retenue, même le prof de religion islamique aux propos plus que controversés...
En Flandre, la question du voile à l’école a été tranchée en septembre dernier. Suite au tollé provoqué par l’interdiction du voile dans deux écoles anversoises, le Conseil de l’enseignement de la Communauté flamande l’a banni de l’ensemble de ses établissements. La Ligue arabe européenne avait alors promis que l’apparition d’écoles musulmanes à Anvers n’était qu’une question de temps. L’unique école islamique reconnue et subventionnée par la Communauté française se trouve à Bruxelles, dans le quartier européen. Le reportage de Questions à la une en dévoile les images en exclusivité. Peu de parents ont autorisé leur fillette voilée à y apparaître.
Ce premier sujet montre le poids de l’influence parentale dans la vie de nombreuses jeunes filles d’origine musulmane. Ce thème a inspiré la deuxième question de ce soir: "Musulmane, l’émancipation à quel prix?" Pascale Bourgaux et Carol Gilet ont suivi des femmes qui ont choisi de fuir la pression familiale, la violence physique mais surtout morale, grâce à l’aide d’un réseau de solidarité informel. Pour ces femmes au profil différent des victimes de violence conjugale, aucune aide n’est prévue par les pouvoirs publics.
Anne-Cécile Huwart
20 janvier: 20h20 LA UNE Questions à la une: Spéciale femmes et islam
Tags: Questions à la Une, enquête, enquête Flair, islam, voile, étudiants, études supérieures
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