
Berléand et Diefenthal se retrouvent tout naturellement pour le deuxième volet d'une comédie efficace.
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Berléand et Diefenthal se retrouvent tout naturellement pour le deuxième volet d'une comédie efficace.
Diffusé fin 2008, le premier opus du Gendre idéal fut l’un des plus gros cartons d’audience de l’année. Surtout en France, où près de 9 millions de téléspectateurs s’étaient rassemblés devant leur écran. Pas vraiment étonnant donc de retrouver le tandem Berléand/Diefenthal dans cette suite, que le scénario laissait fortement présager.
Petit rappel: Arnaud, policier, tombe amoureux de Pauline. C’est le bonheur total, jusqu’au jour où il rencontre ses beaux-parents, des militants écologistes purs et durs. Lors d’un week-end chez eux, Max (François Berléand) et Mirabelle (Fanny Cottençon) font tout pour convaincre leur fille de ne pas épouser ce flic. Après pas mal de péripéties, les deux hommes trouvent un terrain d’entente et le beau-père finit par accepter son futur gendre.
L’intérêt de ce deuxième volet réside dans l’apparition d’un nouveau personnage fort, Olivia (campé par une Clémentine Célarié fidèle à elle-même), qui n’est autre que la mère d’Arnaud. Une surprise pour tout le monde, puisque Arnaud, n’ayant plus de contact avec une maman volage et mytho, s’était jusqu’ici fait passer pour un orphelin! Cette arrivée soudaine va contribuer à détériorer le climat de la maison.
Si, évidemment, cette fiction ne bénéficie plus de l’effet-surprise, ni hélas du joli minois d’Armelle Deutsch (timidement remplacée par Marie Moute), l’ensemble tient plutôt bien la route. Et pas seulement grâce au très bon casting. La scénariste Florence Philipponnat n’est jamais à court d’idées pour faire rebondir cette comédie, où la caméra d'Arnaud Sélignac parvient à maintenir en permanence une légèreté et un ensoleillement agréables. Largement de quoi oublier les quelques invraisemblances d’usage.
Quant aux cinéphiles qui se demandent pourquoi Berléand, que les réalisateurs du 7e art s’arrachent, tourne toujours pour la petite lucarne, la réponse a le mérite d'être claire: "En tournant pour TF1, je touche 180.000 euros en quinze jours. C’est indécent, je l’admets. Mais proportionnellement, c’est beaucoup mieux que pour un film". Quant à son homologue Diefenthal, acteur très prolifique en télé, mais qu’une majorité de gens continuent à étiqueter cinéma et à identifier à la saga Taxi, il dit "toujours privilégier la télé et des projets comme celui-ci ou Cartouche, à partir du moment où ceux qu’on me propose au cinéma sont moins intéressants. Tout simplement". On ne serait donc pas surpris de retrouver le duo pour un troisième round.
David Hainaut
23 janvier: 20h55 LA UNE Le gendre idéal
Tags: Clémentine Célarié, soins, Frédéric Diefenthal, soleil, peau, visage, hydrater, François Berléand, Fanny Cottençon
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