La Une revient sur l'enlèvement de VDB

La Une revient sur l'enlèvement de VDB
television25/01/2010 15h07

Pour son arrivée sur La Une, Ce jour-là revient sur un rapt qui a secoué la Belgique.

Pour son arrivée sur La Une, Ce jour-là revient sur un rapt qui a secoué la Belgique.

Dans les esprits, l'enlèvement de Paul Vanden Boeynants, en 1989, a surtout laissé des traces humoristiques, directement héritées du morceau potache new-beat reprenant à l'envi des extraits de la conférence de presse donnée par l'ex-Premier ministre après sa libération. Mais derrière les célèbres "VDB, tu ne vas pas crever", "Mon loden déchiré, ma pipe… Résultat des courses, je suis resté en chemise et en caleçon" ou encore "Plus loin que le nord ou que si j'étais dans le nord, que c'était loin" se cache une page noire du banditisme en Belgique. Programmée pour la première fois sur La Une, l'émission Ce jour-là, toujours présentée par Elodie de Selys, revient sur ce fait divers.

Le 15 janvier 1989, lorsque le JT de la RTBF s'ouvre sur la disparition de VDB, personne ne rit. Des détails, qui deviendront truculents plus tard, sont déjà livrés dès le premier reportage où l'on parle des seuls objets retrouvés dans le garage du ministre d'Etat: une chaussure et une pipe. Trois hypothèses sont directement évoquées. La première est celle de l'enlèvement politique par un groupe d'extrême gauche. La Belgique a fait connaissance les années précédentes avec les CCC, manifestation nationale d'un terrorisme idéologique présent partout en Europe occidentale. De plus, Vanden Boeynants est notoirement remonté contre les militants gauchistes et antimilitaristes dont il a été la principale cible pendant sept années passées à la tête du ministère de la Défense.

Deuxième hypothèse: l'enlèvement crapuleux avec demande de rançon. Fils de boucher, lui-même industriel dans ce secteur, il est réputé très riche. La presse parle même d'une fortune personnelle de deux milliards de francs belges. Troisième piste: en retraite politique depuis le 12 octobre 1988, VDB fait encore parler de lui mais dans les chroniques judiciaires. Condamné pour fraude fiscale, il doit comparaître devant une commission d'enquête pour s'expliquer sur des marchés d'armement truqués. De quoi alimenter les soupçons de règlement de comptes ou d'enlèvement pour le faire taire.

Si, dans un premier temps, la piste politique est explorée, suite à des revendications d'enlèvement des CCC et des mystérieuses Brigades Socialistes Révolutionnaires (BSR), l'enquête va tenir le pays en haleine pendant un long mois. Le magazine de ce soir nous relit cette passionnante page d'histoire contemporaine, éclairée par les témoignages du journaliste Pierre Marlet, du fils de VDB, Christian Vanden Boeynants et d'Aldo Vastapane, ami du ministre d'Etat.

Pascal De Gendt

25 janvier: 22h10 LA UNE Ce jour-là: le 14/1/1989, l'enlèvement de VDB

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