
La Une s'en va-t-en mer à bord du Mercator, qui mêle jeu, aventure et stratégie. Touché!
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La Une s’en va-t-en mer à bord du Mercator, qui mêle jeu, aventure et stratégie. Touché!
Sur 800 candidatures, seules dix personnes ont été retenues pour se rendre à Barcelone en octobre dernier, point de départ d’une épopée mouvementée qu’aucune d’elles n’est près d‘oublier. Si certains avaient déjà pu jeter un œil sur la version néerlandophone du jeu (diffusé par la VRT), ils n’avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait. Un peu comme nous, tant la RTBF avait pris soin de divulguer le minimum d’informations sur ce projet imposant. Résultat des votes? Nous, on dit "oui".
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la chaîne publique ne trompe personne sur la marchandise: sous l’étiquette de la téléréalité, se cache un jeu malin à la production peaufinée, qui n’a absolument rien à envier aux grosses machines de l’Hexagone. On pourrait évoquer Koh-Lanta, Fort Boyard ou encore La chasse aux trésors. Oui, bien sûr, le navire Mercator (qui s’appelle en réalité Artémis) navigue sur des eaux connues, surfant sur la vague des grands jeux d’aventure dont les candidats sont des héros ingénieusement "castés". A quelques nuances près…
Le déroulement, par exemple, n’est pas tout à fait classique. Les candidats ne savent pas où ils vont, parcourant la Méditerranée de ville en ville, en ignorant le nom de chacune de leurs escales. L’objectif? Découvrir la destination finale en récoltant des indices au fil des énigmes et des épreuves, armés d’un simple carnet de notes et d’un GSM (qui sert uniquement à filmer ou prendre des photos). Le point fort? Le côté "stratégie" est un tantinet vicieux, car les participants doivent former des équipes qui changent à chaque fois.
Habile aussi, la manière dont le ménage est fait parmi les candidats. Après chaque épreuve, l’équipe perdante se retrouve devant Olivier Minne pour répondre à un quiz éliminatoire. Chacun possède les réponses, à condition d’avoir été attentif et d’avoir retenu les bonnes informations. L’animateur, transformé en capitaine le temps de sept émissions, commente: "C’est un des atouts du jeu. Le sort des candidats n’est pas lié à de la délation ou au vote des autres. Ce sont l’observation et la culture qui priment".
Tempêtes (en mer), tensions (entre les candidats) et compétition aussi physique que psychologique: il serait à la fois étonnant et regrettable que Mercator n’arrive pas à bon port. Car au-delà du jeu, c’est aussi une histoire passionnante qui est racontée au fil des découvertes et des rencontres, savamment rythmée et intellectuellement valorisée. N’ayons pas peur des mots: la RTBF vient de jeter à la mer un joli jeu comme on n’en pas vu depuis bien longtemps en Belgique.
Nicolas Balmet
2 février: 20h20 LA UNE Mercator
Tags: VRT, Barcelone, Mercator, Olivier Minne
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