
Fin 2005, Marine Boisseranc, 20 ans, a été poignardée à son domicile de Chazay-d'Azergues (Rhône). Au bout de quatre ans d'enquête, son assassin n'a toujours pas été retrouvé...
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Fin 2005, Marine Boisseranc, 20 ans, a été poignardée à son domicile de Chazay-d'Azergues (Rhône). Au bout de quatre ans d’enquête, son assassin n’a toujours pas été retrouvé…
Voilà une nouvelle affaire non résolue pour Arnaud Poivre d’Arvor et son complice, l'ancien policier Jean-Marc Bloch. Après s’être passionné l’an dernier pour les cas de Jonathan Coulom et de Christelle Blétry, Poivre d’Arvor lance ce soir une deuxième saison de Non élucidé. Il nous explique ses méthodes de travail et l’utilité de l’émission.
Les premiers numéros de Non élucidé ont-ils relancé des enquêtes?
Arnaud Poivre d’Arvor - Oui. Sur les deux affaires, de nouveaux témoignages ont permis d’ouvrir de nouvelles pistes après la diffusion des émissions. Et sur l’affaire Jonathan, de nouveaux prélèvements ADN ont été effectués. Je suis très heureux. C’est vraiment notre but.
C’est pourquoi vous multipliez les appels à témoins?
Oui. Nous avons décidé cette année de les inclure tout au long de l‘émission. C’est une manière de solliciter les téléspectateurs et d’insister sur le fait que l’affaire est toujours en cours.
Pourquoi avoir choisi l’affaire Boisseranc?
Elle n’a pas eu un retentissement national et je trouve que c’est important de la mettre en lumière. Il y a hélas tellement d’affaires non élucidées en France! Le choix se fait surtout en fonction de nos rencontres avec les familles des victimes. Leur accord est indispensable.
La collaboration de Jean-Marc Bloch, ancien patron du SRPJ de Versailles, vous ouvre-t-elle des portes?
Il a des liens avec pas mal de personnes dans la police et il apporte sa crédibilité. Mais ouvrir les portes de la justice reste très difficile. Il faut convaincre les juges d’instruction, les procureurs… Une affaire non élucidée, c’est forcément un constat d’échec. Et quand on arrive avec notre caméra, il y a une crainte. On doit montrer qu’on est là pour aider, pas pour piéger.
Quelles limites vous imposez-vous?
La présomption d’innocence et ce que les policiers appellent la culture du doute. On peut avoir une intime conviction, mais il faut rester neutre.
D’où vient votre intérêt pour les faits divers?
Je suis touché par la souffrance de ces familles qui ne doivent pas tomber dans l’oubli. Le travail d’enquête est intellectuellement intéressant mais c’est l’humain qui m’anime. J’amène un petit caillou à l’édifice en faisant, j’espère, une émission qui n’est pas gratuite.
Solenne Marion
7 février: 22h00 FRANCE 2 Non élucidé
Tags: Arnaud Poivre d'Arvo, fait divers
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