
Découvrez des extraits vidéos des 4 films choisis par la rédaction qui sont diffusés aujourd'hui en télé.
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D'Henry Selick (1994). Avec les voix de Chris Sarandon et Catherine O’Hara.
Jack, roi de la citrouille à Halloween-ville, s’ennuie à mourir. C’est alors que lui vient l’idée de s’emparer de la fête de Noël. Conte macabre à la poésie miraculeuse, L’étrange Noël… déploie un bestiaire monstrueusement beau et joue diablement bien du décalage délicieux entre le monde "normal" et cet univers peuplé de fantômes fous et rigolards chers à Burton. Mais rendons à César… car c’est à Henry Selick, trop souvent oublié, que l’on doit surtout cet émerveillement pour tous les gamins de 7 à 107 ans!
De Richard Fleischer (1956). Avec Robert Wagner, Terry Moore.
Ce curieux film hollywoodien porte en lui le même paradoxe qu’Apocalypse Now. Dénonciation sans fard de la folie guerrière, il exhale en même temps un sentiment d’attirance ambigu pour cette dernière. Car le film contient la formidable imagerie de la guerre (ici le Pacifique) et ses temps forts, comme cette course folle du héros forcément plus grand que nature, à travers la jungle, au milieu de Japonais. Puis Fleischer fait passer le cinéma et ses artifices au second plan, laissant à nu la peinture juste, troublante, irrémédiablement tragique de la guerre. Superbe!
De Richard Curtis (2003). Avec Hugh Grant, Liam Neeson.
Scénariste du brillantissime Quatre mariages et un enterrement, Curtis opère en terrain connu pour son premier film et façonne une nouvelle comédie romantique à l’humour typiquement british. Devant le cynisme fringant du monde actuel, il nous dit, droit dans les mirettes, avec de magnifiques comédiens pour confirmer son propos, que "l’amour est partout". Et l’on se plaît à le croire durant ces deux heures de bonheur.
De Roman Polanski (2005). Avec Ben Kingsley, Barney Clark.
Par son sens précis et rigoureux de la mise en scène, Polanski fait du petit Twist de Dickens l’incarnation de l'innocence que le mal (les trognes rougeaudes des notables de l’orphelinat dans la scène cruelle du festin) tente en vain de corrompre. Une bonne adaptation, mais on ne reconnaît que par moments le sens du grotesque typiquement polanskien derrière le classicisme de Dickens.
Tags: Roman Polanski, Richard Fleischer, Hugh Grant, Henry Selick
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