Ce jour-là: 22 mai 1967, l'incendie de l'Inno

Ce jour-là: 22 mai 1967, l'incendie de l'Inno
television22/03/2010 12h24

L'hebdo Ce jour-là revient sur ce qui fut l'un des plus grands drames belges de l'après-guerre: l'incendie du grand magasin "L'Innovation", à Bruxelles, le 22 mai 1967. Des images qui continuent à marquer, comme en témoigne Elodie de Selys, présentatrice de l'émission.

L'hebdo Ce jour-là revient sur ce qui fut l'un des plus grands drames belges de l'après-guerre: l'incendie du grand magasin "L'Innovation", à Bruxelles, le 22 mai 1967. Des images qui continuent à marquer, comme en témoigne Elodie de Selys, présentatrice de l'émission.

Avant de vous attaquer à ce sujet, qu'évoquait l'incendie de l'Inno pour vous qui n'aviez pas encore vu le jour?
Elodie de Selys. - J'avais déjà travaillé sur le sujet lors des Années belges. le sujet ne m'était donc pas inconnu. Avant cela, j'en avais évidemment entendu parler. Au même titre que le Bois du Cazier, cela fait partie de l'histoire de notre pays.

Quels sont les témoins que vous interrogez?
Il y a le journaliste René Thierry qui, à l'époque, est resté en direct, pour la radio, durant quatorze heures. Mais aussi Fernand Hellinckx, qui était photographe à La Lanterne. Robert Dehon qui travaillait là et a sauvé plusieurs personnes. Et Paul Kneite, qui est expert prévention chez les pompiers, explique quelles leçons ont été tirées du drame.

Evoquez-vous également le mystère qui entoure encore cette catastrophe? On ne connaît toujours pas, par exemple, le nombre exact de victimes.
C'est vrai, il n'y a jamais eu de décompte exact. Nous avons retenu celui de 253 morts parce que, après recherches, c'est celui qui nous paraissait le plus crédible. Il y a aussi eu beaucoup de disparus. Une légende urbaine veut d'ailleurs que beaucoup de personnes en aient profité pour faire "disparaître" quelqu'un en faisant croire que c'était à cause de cet incendie.

Ce flou sur les chiffres illustre la loi du silence qui a entouré le drame. Avez-vous des témoins qui ont refusé de parler?
Pas vraiment. Mais, indéniablement, certains témoins contactés se posent encore beaucoup de questions. Les assurances ont rapidement indemnisé ceux qui devaient l'être et il n'y a pas eu de procès, ni de commissions parlementaires pour répondre aux interrogations.

Plus de 40 ans après, qu'est-ce qui vous semble le plus étonnant dans ce drame? Cette "chape de plomb" ou le caractère sommaire de la sécurité à l'époque?
Ce n'est pas la première affaire à laquelle toutes les réponses ne sont pas apportées. Par contre, Victor Horta, qui avait conçu le bâtiment, avait lui-même pointé sa vulnérabilité en cas d'incendie. C'est étonnant que rien n'ait été fait pour contrer ou minimiser ce risque.

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22 mars: 22h00 LA UNE Ce jour-là: 22 mai 1967, l'incendie de l'Inno

Pascal De Gendt

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