
Patrons, animateurs, journalistes, techniciens... Tout RTL se démène pour la lutte contre le cancer.
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Cent millions d'euros. C'est la somme collectée par le Télévie depuis sa création en 1989. Une vaste opération de charité menée par des milliers de bénévoles. Cette campagne qui vise à soutenir la recherche contre le cancer ne serait rien sans la mobilisation indéfectible de ces personnes qui organisent, tous les ans, tombolas, foires aux boudins, soupers spaghettis, brocantes… Pas moins de 700 manifestations. Au sein de la maison RTL, des visages familiers mais aussi de nombreux anonymes n'hésitent pas à donner de leur temps, payer de leur personne pour faire grimper le compteur.
Freddy Tacheny, directeur général du groupe RTL, estime que, même s'il faut battre le rappel des bonnes volontés chaque année, la totalité du personnel est sensibilisée à l'opération. Et qu'une grosse moitié (environ 300 personnes) est impliquée d'une manière ou d'une autre dans l'organisation d'une activité. "Nous répondons à toute sollicitation extérieure, assure Tacheny. Nous nous y rendons pour filmer, faire un discours, introduire un spectacle, un dîner…" Des exemples? La pièce du Télévie, le rallye moto, la rencontre de foot entre les joueurs de RTL et ceux de l'Union saint-gilloise et, pour la première fois, les 20 Kilomètres de Bruxelles. Et ce n'est pas (que) pour faire de la figuration.
Depuis sa création, il y a six ans, la pièce du Télévie est devenue une véritable institution. L'événement à ne pas manquer. Année après année, le chèque ramené par l'équipe technique et les comédiens grossit. Aux côtés des "anciens" (Jean-Paul Andret, Jacques van den Biggelaar, Luc Gilson, Fanny Jandrain, Julie Taton), Les couscous, leur dernière création en date, a réuni des nouveaux comme Audrey Leunens et Thomas Ancora. Cette comédie a séduit plus de 18.000 spectateurs. Et révélé le monsieur météo qui est aussi le réalisateur, pour la quatrièùe fois, de la grande soirée de samedi: Stephan van Bellinghen. "C'était très stressant, un vrai challenge qui m'a apporté beaucoup de plaisir. Participer au Télévie, en tant que comédien et réalisateur, me tient à cœur. Comme d'autres, je connais pas mal de personnes qui sont décédées du cancer. Mes deux petits cousins sont partis. C'est injuste de perdre des enfants. J'ai donc aussi une implication émotionnelle dans cette soirée. Je sais pour quoi et pour qui je le fais! C'est une évidence."
Ce projet profite vraiment à tout le monde. "La pièce rapporte de l'argent au Télévie. Elle nous amuse et attire un public qui n'a pas l'habitude de venir au théâtre, observe Luc Gilson. Et c'est aussi une bonne opération de relation publique, pour la maison." Jacques van den Biggelaar enchaîne: "Avec ces représentations, nous contribuerons à faire disparaître les pires maladies. Se dire que peut-être nous avons aidé les chercheurs à sauver une vie, c'est beau! Faire 25 ans de I comme c'est sympa, mais ce n'est pas beau! Le Télévie donne du sens à notre métier futile".
Monter sur les planches est aussi une expérience enrichissante. Jouer sur scène permet aux animateurs d'être plus à l'aise encore devant la caméra. "La pièce nous aide à combattre certains automatismes acquis après une longue présence sur écran, assure le grand Jacques. Depuis que je joue, je ne présente plus I comme de la même manière." Luc Gilson ajoute: "La pièce a aussi ce côté "révélation". Cette année, c'est Stephan qui s'est surpris et a surpris. Révéler une autre facette, c'est magique".
Pourtant, monter un spectacle est un investissement important en temps. Les répétitions en semaine et les 26 représentations qui rognent sur les week-ends et les soirées, c'est un bonheur éreintant. D'autant que le lendemain à 9 h, le boulot reprend. "Mais ce n'est pas un sacrifice, estime Luc Gilson qui ne rempilera pas l'an prochain (il a d'au
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