
De belles audiences, du buzz, de l'humour tous les jours à la rentrée... Il est au top et il savoure.
On n’est pas couché? Tout le monde en parle! Sur Internet, où les clashs provoqués par les deux Eric (Zemmour et Naulleau) repassent en boucle, comme dans les coulisses du petit théâtre médiatique parisien. Pourtant, quand en septembre 2006, Laurent Ruquier relevait le défi de succéder à Thierry Ardisson sur France 2 dans la case stratégique du samedi soir, on ne donnait pas cher du binoclard. Aujourd’hui, le rigolo de service (public) a conquis ses galons d’animateur de débats passionnants sur la culture, la politique et la société.
"Et faire oublier Ardisson, c’était pas gagné d’avance", lâche Ruquier. Il explique le succès d’On n’est pas couché, Moustique d’or du meilleur talk-show pour la deuxième année consécutive, par beaucoup de travail et une bonne étoile. "J’avais pour règle de ne jamais prendre la succession d’une émission qui marche, parce que c’est ce qu’il y a de plus casse-gueule… C’est quasi un miracle que cela se soit aussi bien passé." Aujourd'hui, On n'est pas couché fédère autour de minuit quelque 1,8 million de Français.
Mais Laurent Ruquier a le succès prudent: son retour en quotidienne sur France 2 à 18 h avec une sorte de Petit théâtre de Bouvard modernisé est "en voie de concrétisation" et il n’est pas encore "officiellement assuré" que son talk du samedi aura droit à une cinquième saison. Plus zen et épanoui que jamais, ce n’est pas "l’affaire Zemmour" (le chroniqueur a été poursuivi pour discrimination après avoir déclaré que "la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes") qui va l’empêcher de dormir, ou de partir faire une partie de squash juste après notre interview dans un bistrot.
Content d'être Moustique d’or?
Laurent Ruquier. - Ça fait plaisir parce que c’est une récompense du public et le prix du meilleur talk-show. Je voulais le partager avec l’équipe. Il trône donc au Moulin-Rouge, là où on enregistre l’émission.
Ces années d’On n’est pas couché vous ont-elles changé?
Elles ont changé mon image. Ce talk m’a positionné comme animateur capable de recevoir des invités politiques. J’ai plus un rôle d’intervieweur que dans On a tout essayé. Et puis, le public du samedi soir tard est différent. On n’est pas couché m’a ancré auprès d’un public plus parisien et des gens de ce métier.
Eric Zemmour ne vous gonfle-t-il pas?
Non. On l’a engagé pour ce qu’il est. Quand on prend des polémistes, c’est parce qu’ils disent des choses qui dérangent. C’était pareil avec Polac. Sinon, je prendrais les chroniqueurs qu'on retrouve dans toutes les émissions et qui ne disent rien (rire).
Sa dernière sortie sur les Noirs et les Arabes est devenue une véritable affaire. Comment l’avez-vous vécue?
Je ne vais pas vous dire que ça m’arrange. Mais ça ne me perturbe pas non plus. J’en ai vu d’autres. J’ai déjà eu des affaires autour de Gérard Miller, Christine Bravo ou Annie Lemoine. Mais c’est dommage. Eric Zemmour devrait faire plus attention à ce qu’il dit, ailleurs comme dans mon émission. Quand il balance des choses comme ça dans mon talk show, on ne le laisse pas faire. On le corrige, on le vanne ou on démontre qu’il a tort. Je n’ai jamais été convaincu par ce que dit Zemmour et je ne vois pas pourquoi je le serais demain. Mais je défends la libre expression et je me dois d’être solidaire d'un membre de l’équipe.
En avez-vous parlé avec lui en privé?
Non. Je vois très peu Zemmour et Naulleau en dehors du plateau. Ce sont des gens avec qui je travaille, que j’aime bien, que je respecte, mais ce ne sont pas des amis. Mais les gens apprécient que je laisse la parole à des chroniqueurs ou des invités qui n’ont pas le même avis que moi. J’ai toujours fonctionné comme ça et d’autant plus dans On n’est pas couché, qui n’est pas une "émission de bande" mais
Tags: Eric Zemmour, Laurent Ruquier, Eric Naulleau, Eve Angeli, Steevy
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