Concours Reine Elisabeth : Corinne en finales!

Concours Reine Elisabeth : Corinne en finales!
television24/05/2010 14h23

Corinne Boulangier vient mettre sa touche candide au Reine Elisabeth.

Corinne Boulangier vient mettre sa touche candide au Reine Elisabeth.

Agenda surchargé oblige, Corinne Boulangier n'entre cette fois en piste qu'à l'entame des Finales du Concours Reine Elisabeth. C'est que depuis un an, "miss Culture" s'est bien diversifiée. Il y a Nuwa, sa quotidienne radio branchée développement durable à 13h30 sur La Première, mais aussi avec Ma Terre, maga télé trimestriel dont elle achève le prochain numéro consacré aux abbayes. Pour l'heure, retour au Reine Eli annuel. Son sixième.

Quel plaisir prenez-vous encore à présenter le Reine Elisabeth?
Celui de me frotter à un milieu que je connais mal. J'essaie de dépasser mon côté "pur amateur" en plongeant dans cet univers avec l'aide de mon comparse Nicolas Blanmont. Mais je reste la candide de service, le relais entre la musique et le grand public. Je ne joue d'aucun instrument et ne sais pas lire la musique.

En quoi ce concours vaut-il la peine en télé?
Chaque année, le public manifeste son adhésion et son enthousiasme pour cet événement international. Il a le sentiment d'avoir accès à un univers prestigieux et qualité. L'aspect concours facilite aussi l'accès du grand public.

Grand public? Ça reste quand même une chapelle de mélomanes?
Le public du Reine Elisabeth est plus large que celui du petit monde de la musique classique.

Pourtant, c'est hyper répétitif: toujours le même morceau! Même la Nouvelle Star n'oserait pas infliger ça à ses téléspectateurs...
(rires)... Mais c'est un des plaisirs du classique d'aller tripoter au plus profond des œuvres, jusqu'à la moindre note! Ceci dit, c'est vrai que c'est un peu ennuyeux.

On vous sent un peu lassée de la culture?
Parfois, j'ai le sentiment de tourner en rond. Quand les livres, la musique et compagnie prennent tant de place au niveau professionnel, le plaisir personnel s'en trouve altéré. Il faut alors changer d'air pour "recréer le manque" de culture. Mon émission radio Nuwa et les documents Ma Terre en télé m'en offrent l'occasion.

Derrière la journaliste culturelle, y a-t-il une artiste frustrée?

 Ratée même! Ado, je ne vivais que pour le théâtre et n'aspirais qu'à devenir comédienne. J'ai donc tout fait pour m'inscrire à l'IAD. Et là, j'ai constaté que ce milieu ne m'épanouissait pas et que cet art n'était vraiment pas fait pour moi. Je ne me suis pas reconnu le talent que j'espérais... Peut-être que j'écrirai un jour un livre. Mais comme critique littéraire, tout ce que je lis d'excellent me refroidit. Pour avoir une prétention littéraire, il faut être vachement décomplexé. Ce qui n'est pas mon cas. Fernand Letist

24 mai: 19h50 Arte - 22H50 - La Deux Finales Concours Reine Elisabeth

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