
A l'aube d'un été sportivement musclé, nos commentateurs sportifs racontent leur quotidien éreintant mais passionnant.
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Plus jeunes, leurs idoles s'appelaient Eddy Merckx, Bjorn Börg et Diego Maradona. A défaut d’avoir épousé, comme eux, une carrière de sportif de haut niveau, ils sont devenus journalistes.
C’est à partir d’un micro qu’aujourd’hui, ces champions de la petite lucarne transmettent tout l’amour qu’ils vouent à ces disciplines. Mais la passion seule ne suffit pas pour vivre du métier de commentateur sportif. Dans un milieu où l’info circule toujours plus vite, où les enjeux gonflent chaque année et où la concurrence est de plus en plus féroce, ces hommes de terrain se doivent d’adopter un comportement ultra-professionnel.
Pour appréhender au mieux un tournoi du Grand Chelem, une Coupe du monde ou un Tour de France, tous les journalistes sportifs s’accordent à dire qu’une préparation minutieuse s’impose. Pas question d’y aller au feeling pour apprivoiser les noms des 736 joueurs du Mondial ou ceux des centaines de patelins traversés par la Grande Boucle. "Pour bien se préparer, il n’y a que le travail", estime Rodrigo Beenkens, célèbre pour ses milliers de fiches. Il ralliera le continent africain pour sa sixième Coupe du monde. "Je la guette depuis janvier, mais avouons qu’elle reste moins fastidieuse à préparer que le Tour. C’est plus simple de reconnaître les numéros de onze joueurs d’une équipe qu’un coureur perdu au milieu d’un peloton."
Laurent Bruwier, qui enchaînera Roland-Garros et le Tour de France pour la RTBF, confirme que le cyclisme est le sport le plus ardu à préparer. "On n’imagine pas le temps mangé par la réactualisation des infos pour chaque coureur. Et une retransmission cycliste, c’est très long. Il s’agit donc d’être fin prêt pour meubler les nombreux temps morts qui nous attendent, avec rappels historiques, statistiques ou anecdotes." En France, même ce vieux routinier de Gérard Holtz confirme l’importance de ce travail dans l’ombre. "L’antenne n’est que la partie visible de l’iceberg. Toute l’année, on doit s'astreindre à suivre l’actu sportive, lire des revues spécialisées à l’affût de la moindre nouveauté. C’est un boulot énorme, mais capital." Qui servira à l'animateur de L’avant-Tour et de L’après-Tour, émissions-clés qui encadreront chaque étape du jour, sur France 2.
A la maison, les champions de la petite lucarne brillent par leur absence. Déjà qu'en temps normal, ils sont sur la brèche les week-ends et les jours fériés… Benjamin Deceuninck, acolyte de Bruwier à Roland-Garros, déserte la maison entre 40 et 45 week-ends par an! "A mon retour de Paris, je serai happé par la Coupe du monde. Consolation: j’animerai Cap Africa, notre talk-show quotidien en studio à Bruxelles. Je pourrai voir ma famille. Je ne suis pas demandeur de partir six mois par an. Un jour, une de mes filles a détourné la tête lorsque je l’ai prise dans les bras, pour me faire sentir que je n’étais pas assez là. C’est important de gérer cela, car si on ne se sent pas bien en famille, on ne peut pas aller bien au boulot."
Lorsqu’il ne commente pas le patinage, Nelson Monfort suit le tennis, le ski et l’athlétisme pour France Télévisions. Un copieux programme… "Je suis rarement chez moi. Mais j’ai la chance d’avoir une femme aussi occupée que moi: elle est attachée de presse dans la mode. Du coup, nos passions nous soudent. Et cela marche depuis 30 ans! Puis, j’ai une fille assistante de production à la télé et une autre, étudiante en journalisme."
Quant à notre Rodrigo national? "Passer cinq semaines à l’écart des miens, ce sera la première fois. Ma fille m’a fait promettre de ne pas croiser de nuage islandais pour ne pas rester parti une semaine en plus. Mais l’éloignement ne sera jamais une habitude. En cette période, ma femme va tout assumer, y compris les examens de mes enfants. J’essaie donc de trouver des compensations ailleurs qui, je l'espère,
Tags: mode, Rodrigo Beenkens, Nelson Monfort, Gerard Holtz, 3suisses, hiver 2011
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Bonjour Monsieur Beenkens,
A mes yeux, vous êtes le seul journaliste qui ait de la classe. Vos chroniques sont toujours posées et pointues et je ne parle pas de votre style qui est excellent. Il est grand temps pour vos collègues de prendre exemple sur votre attitude afin de nous donner une émision de foot de qualité chaque lundi soir.
Bien à vous,
Un amoureux de foot!!
par johnbertrand à 03/05/2011 12:35