Ce soir sur La Une: Congo: 50 ans de l'indépendance - 50 ans plus tard

Ce soir sur La Une: Congo: 50 ans de l'indépendance - 50 ans plus tard
television16/06/2010 12h12

 Embarquement immédiat pour découvrir le Congo d'hier et d'aujourd'hui. Nonante minutes passionnantes.

Embarquement immédiat pour découvrir le Congo d'hier et d'aujourd'hui. Nonante minutes passionnantes.

A l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance du Congo, Marianne Klaric et Maryse Jacob se sont rendues à Kinshasa en compagnie d'une équipe de reporters. Leurs reportages dressent un bon bilan de la situation actuelle dans l'ex-colonie.

Quelle a été votre démarche pour revisiter une si longue histoire?
Marianne Klaric. - Ce n'est pas une émission historique, même si on recadre les choses dans deux séquences archives: l'indépendance et le système colonial axé sur la ségrégation raciale. On traite aussi de l'héritage de la Belgique au Congo, de ce qu'il reste des infrastructures, des mentalités. De l'attachement toujours présent des Congolais à la Belgique.

Même chez les jeunes?
Oui. Les grands-parents leur ont parlé de cette époque où, il est vrai, ils connaissaient la ségrégation, mais où ça allait mieux pour eux. C'est terrible, mais ils disent: "Du temps des Belges on nous fouettait, mais on mangeait. Maintenant on nous fouette, mais on ne mange plus".

Et le gros morceau sera donc le Congo d'aujourd'hui…
On a réalisé toute une série de reportages: sur la déglingue du pays, la vie politique, l'armée, les nouveaux amis du Congo, la coopération… Le constat n'est pas très positif. C'est un pays qui est par terre, les gens souffrent beaucoup. Dans les différents lieux visités, on a enregistré un plateau en relation avec le reportage. A la primature, siège du Premier ministre, au lycée de Bosangani, en rue à Kinshasa.

Avez-vous eu des difficultés pour réunir vos témoins?
Aucune. Ils ne se privent pas pour critiquer le régime mais jamais directement le président. Ils connaissent très bien les problèmes de leur pays. Ils parlent franchement de la corruption, de la mauvaise gouvernance, des droits de l'homme, de la reconstruction. Ce qui ne veut pas dire qu'il y ait une liberté totale dans le pays.

Avez-vous travaillé en toute indépendance et en sécurité?
Totalement. On se déplaçait nombreux avec quatre caméras. Pas une fois les policiers ne nous ont interpellés. Peut-être qu'avec les préparatifs du cinquantenaire, certaines instructions ont été données. Toujours est-il que l'atmosphère était plus détendue.

Votre regard sur les Congolais a-t-il changé?
J'avais déjà remarqué leur grand sens de l'autocritique. Mais leur grande lucidité m'a marquée plus encore. Ils ont beaucoup de recul sur eux-mêmes. Beaucoup d'humour et de second degré. En même temps, il y a une si grande misère qu'on se demande comment ils tiennent le coup. Quel gâchis quand on pense à toutes les richesses de ce pays.
Geneviève de Wergifosse

16 juin: 20h25 LA UNE Congo: 50 ans de l'indépendance - 50 ans plus tard

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