
Trois couples expérimentent la libération sexuelle des années 70. Un propos osé pour une série réussie.
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Trois couples expérimentent la libération sexuelle des années 70. Un propos osé pour une série réussie.
C’est à se demander si une telle période a réellement existé. A en croire Swingtown, la seconde partie des années 70, aux Etats-Unis, fut passionnante à vivre. Idyllique, même. "Pour un court instant, tout semblait alors plus lumineux" fantasme encore Mike Kelley, le créateur de cette série et ex-scénariste de Jericho, qui s’est inspiré de ses souvenirs pour lui donner vie.
"A cette époque, je n’avais que huit ans. Et de temps à autre, je surprenais un mari en train d’embrasser la femme d’un autre. Rien ne me semblait alors déplacé dans tout ça. Bien au contraire, on sentait que ça respirait la joie et l’amour". Il ne lui en faudra pas plus pour décider, trente ans plus tard, d'explorer ce phénomène de société qu’était l’échangisme, à une période où le sida ne dictait pas encore sa loi.
Nous sommes donc à l’été 1976. Alors que le pays célèbre le bicentenaire de sa déclaration d’indépendance, les Miller et leurs deux rejetons entament leur propre émancipation en emménageant dans la banlieue de Chicago, mais en laissant derrière eux leurs amis de toujours, un brin vieux jeu. A peine débarqués, ils vont faire la connaissance de leurs nouveaux voisins, les Decker, un couple libertin qui les invitera à goûter à leur style de vie. Peu farouches, les Miller n'attendront pas longtemps pour se laisser convaincre…
Encore une série qui parlent ouvertement de sexe ou de relations hors normes? On a pourtant déjà donné! Big Love abordait la polygamie, Californication suivait le quotidien d’un romancier obsédé par le sexe, Tell me you love me exposait de façon crue les rapports sexuels de ses personnages. Mais avec Swington, la différence est de taille. Alors que les premières furent diffusées aux USA sur des chaînes câblées, réputées pour leur plus grande liberté de ton, la présente série, elle, a été proposée sur un réseau national. Ce qui explique pourquoi elle se révèle bien peu coquine. De fait, son propos est direct, mais elle décevra ceux qui attendaient du scabreux ou de l'explicite. Ils auront plutôt droit à une chronique sociale bien troussée, une réflexion fun et pertinente sur les notions de couple, de fidélité, de sexualité et de liberté.
Sébastien Barké
22 juillet: 21h45 LA UNE Swingtown
Tags: Californication, wingtown, Big Love
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