Sauveurs d’ailleurs

Sauveurs d’ailleurs
television27/07/2010 11h57

Yann Arthus-Bertrand survole les sanctuaires à la biodiversité menacée. Son fil rouge: le Sénégal.

Yann Arthus-Bertrand survole les sanctuaires à la biodiversité menacée. Son fil rouge: le Sénégal.

Le photographe-reporter Yann Arthus-Bertrand ne s’arrêtera probablement jamais de bourlinguer et de promener sa caméra partout où la Terre a besoin de lui. Et qu’importe si ses images n’évitent pas toujours la redondance. En frappant un énorme coup avec la diffusion planétaire de Home, il y a un peu plus d’un an, il a définitivement rejoint la cour des écologistes les plus en vogue du globe. Un grand pas pour lui, mais une brindille pour cette humanité qui agonise…

C’est en compagnie d’un autre écolo reconnu qu’Arthus-Bertrand dévoile ce mardi sa nouvelle escapade aérienne. Haïdar El Ali s’active comme un bougre pour sauver les océans. D’origine libanaise, il a grandi au Sénégal et y a élu domicile. Sa profession de moniteur de plongée l’a très vite conduit vers la beauté des fonds marins, dont le décor n’a cessé de l’éblouir tout en l’invitant à le défendre. Contrairement à son "collègue" français, El Ali a très vite voulu donner une dimension politique à son combat: non content de diriger l’Océanium de Dakar, il est devenu président de la Fédération des partis écologistes et verts d’Afrique de l’Ouest.

Il y a peu, le journal Le Monde le décrivait comme "l’un des cent écolos les plus influents de la planète". Mais là-bas, chez lui, on le surnomme le "Cousteau du Sénégal", même si c’est sans bonnet rouge qu’il échange ses idées avec la population locale. Son but: apprendre aux citoyens à protéger eux-mêmes leur mangrove, leur océan et toutes les richesses qui les entourent. Une réflexion désormais évidente pour nous, Européens, mais qui n’est pas encore inscrite en tête de liste dans les programmes des hauts dirigeants africains…

Symbole dans son pays, El Ali est l’un des gardiens de sanctuaires à qui Arthus-Bertrand consacre ce chapitre de Vu du ciel. Un fil rouge entre deux rêves verts, où l’on découvre la menace qui pèse sur les ours et les éléphants d’Inde, le vaste domaine bioéconomique de Douglas Tompkins (créateur des marques Esprit et The North Face) qui divise le Chili et, enfin, une île Maurice dont la biodiversité est menacée par le tourisme de masse. Quatre voyages pour autant de passeports vers la prise de conscience, où notre écolo à moustache interroge ceux qui ont le droit de regarder la Terre dr

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