
Philippe Manoeuvre prend un bain de rock'n'roll et fait mousser Elvis Presley.
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Philippe Manoeuvre prend un bain de rock’n’roll et fait mousser Elvis Presley.
Elvis Presley, on aime ou pas. Ça se discute. Mais foi de Philippe Manoeuvre, dans un micro, le "chanteur à ballade" au destin de King n’envoie pas du "bousin" mais du pur rock’n’roll. Tous les jeudis, le juré à lunettes noires de La nouvelle star présente le cycle Summer of the Sixties où il explore les grands bouleversements culturels des années soixante. En ce temps-là, Philippe Manoeuvre encore ado voyait débarquer, ébahi, les Rolling Stones, les Beatles et Jimmy Hendrix. Cette décennie d’insouciance et de révolte, où se sont mixées sans complexe musique popu et musique pointue, lui tient particulièrement à cœur. "Dans les années soixante, on se disait: "Qu'est-ce qu'on veut faire plus tard?" Rien! Et on trouvait ça super génial. J'estime qu'on a été béni des dieux d'avoir vécu cette période, d'avoir respiré cette époque fantastique." Impossible pour le Monsieur rock de la télé de passer à côté d’un hommage à Elvis, qui aurait soufflé cet été ses soixante-quinze bougies, et à qui Arte consacre toute cette soirée.
Ça commence par du cinéma, avec Le rock au bagne (Jailhouse Rock en V.O.). Un film réalisé par Richard Thorpe en 1957 qui sort du lot des nombreux navets tournés par le jeune Elvis. On y voit le King camper Vincent Evrett, un petit voyou qui apprend la guitare en prison grâce à Hunk (Mickey Shaugnessy) son pote de cellule. Une fois sa peine purgée, Vincent devient une rock star et rencontre Peggy (Judy Tyler), une chouette brunette qui connaît bien l’univers du disque. L’intrigue est gnangnan, la romance basique, la critique de l’industrie du disque légère et le dénouement facile… Mais côté chansons, pour ceux qui aiment, c’est mythique.
Sans ménager ses célèbres coups de bassin, Elvis entouré de bagnards se donne à fond dans les chorégraphies et interprète des morceaux d’anthologie comme Young and Beautiful ou Baby I don’t care sans oublier Jailhouse Rock. Pour Love me Tender et Blue Suede Shoes, il faudra attendre 23h10 et un documentaire qui nous montre le retour d’Elvis sur scène en 1968, après sept ans d’absence, dans un grand show télévisé. Entre-temps, on aura eu droit à 22h15 à un rappel sur les origines du rock, métissées de blues et de gospel, dans un court film commenté par Dick Rivers et Eric Burdon. Passé minuit, focus sur 1956, l’année du premier disque enregistré par Elvis pour la puissante maison de disques RCA, et de la naissance du King.
Solenne Marion
20h35 ARTE Summer of the 60's: Let it Rock!
Tags: Arte, Summer of the 60's, Elvis Presley
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