Un jour/un destin: John Lennon, une vie inachevée

Un jour/un destin: John Lennon, une vie inachevée
television14/08/2010 09h00

Il est venu, il a chanté, il est mort. John Lennon est passé comme un éclair. Mais l'orage s'éternise.

Il est venu, il a chanté, il est mort. John Lennon est passé comme un éclair. Mais l'orage s'éternise.

A-t-il eu tort d'annoncer un jour que les Beatles étaient plus populaires que Jésus-Christ? Ou bien sont-ce ses idéaux et ses promesses de paix qui lui ont coûté la vie, face à un assassin qui ne croyait plus en ses paroles? Pour une raison absurde, John Lennon a reçu cinq balles dans le corps devant son propre domicile jouxtant Central Park, un soir sordide de décembre 1980. Un déséquilibré nommé Mark David Chapman, religieux exalté, a plongé la planète dans l'effroi et le chagrin. Lennon aurait eu 70 ans cette année. Un jour/un destin vient à point pour raconter son histoire écourtée.

Quelques heures avant de s'éteindre, Lennon avait dédicacé son dernier album à son meurtrier. Quelques semaines plus tôt, ses fans sautaient de joie en découvrant "Double Fantasy", un disque qu'ils avaient attendu durant cinq années, le temps que Lennon se remette de sa notoriété publique tout en peaufinant son bonheur privé. Avec Yoko Ono, mais aussi avec son fils Sean, né le même jour que lui (le 9 décembre), à l'heure où le chanteur soufflait ses 35 bougies.

Encore avant cela, John Lennon avait pondu quelques tubes mémorables, parmi lesquels un Imagine dont la mélodie, à la fois naïve et splendide, ressemblait à un appel des cieux. Il avait propagé ses idées pacifistes à travers ses chansons et ses déclarations, abasourdi par les dégâts de la guerre et convaincu que la méditation - voire la drogue - pouvait soigner les hommes. Il s'était même frotté au président Richard Nixon qui, apeuré à l'idée de ne pas être réélu (Lennon soutenait son rival), avait tenté d'expulser le chanteur des Etats-Unis.

Quelques années auparavant, il triomphait au sommet des hit-parades avec des albums nommés Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, Abbey Road ou Revolver. Des œuvres propulsées dans l'histoire de la musique et taillées pour ne plus jamais en ressortir. Avec ses compagnons, il jouait devant la famille royale anglaise en demandant aux spectateurs les plus pauvres de frapper dans leurs mains et aux autres, d'agiter leurs bijoux. Il fumait de la marijuana avec Bob Dylan, publiait des ouvrages humoristico-surréalistes et, surtout, déclenchait l'hystérie partout où il passait.

Encore plus tôt, en 1957, alors qu'il se produisait dans une salle paroissiale de Liverpool avec son groupe Quarrymen, il avait fait la connaissance d'un certain Paul McCartney. Le père de ce dernier était persuadé que le petit Lennon constituait une mauvaise fréquentation pour son fils. Mais il avait fini par accepter que les gaillards répètent chez lui…
Nicolas Balmet

14 août: 13h25 FRANCE 2 Un jour/un destin: John Lennon, une vie inachevée

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